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Bienvenue sur le journal de bord du ladyluck. Cet espace est dédié à la réflexion et au débat portant sur le monde dans lequel nous évoluons. Pour une présentation intégrale de ce blog merci de vous reporter au message n°1.
Bon voyage!

PS: Le premier qui touche aux commandes de mon bijou, je te l'expulse par le sas ;)

 





 
 
 


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Chapitre VI: le cockpit



Dans le cockpit beaucoup d'instruments de bord étaient en rades. Cet espace d'ordinaire si constellé de voyants lumineux n'était plus qu'un amas de métaux, plastiques et de fils électriques à moitié dénudés . Et au dessus de ce triste décors on découvrait un amoncèlement d'éclats de pare-brise et de mousse anti-feu mélangés à du sang séché. Je commençai à craindre le pire. Par chance, le système de communication avait l'air réparable. J’étais beaucoup plus pessimiste à propos de l'holo-projecteur. Il faudrait se contenter simplement de l’audio.

-Vous avez une caisse à outils, des pièces de rechange ?
-Ne bougez- pas je vais voir pour vous trouver ça, me répondit-il.

Il disparut au fond du cockpit où je l’entendis ouvrir une cloison. N’ayant pas grand-chose à faire en attendant, je contemplai l’intérieur défoncé du cockpit. Au sinistre univers de câbles grésillant qui pendaient ici et là, s’ajoutait une odeur âcre de brûlé. A l’évidence, les pilotes avaient passés un plus mauvais quart d’heure que nous. Cela avait dût être impressionnant pour le navigauteur de voir le pilote éjecté contre la verrière. J’observai le trou ensanglanté dans la verrière avant. Oui, aussi marquant que de voir son Sergent-major aspiré dans l’atmosphère à plusieurs kms du sol … Mon regard vint se fixer à travers la verrière cette-fois. Le caporal avait visiblement terminé le montage de l’E-Web et était en train de le positionner derrière une barricade improvisée avec l'aide de deux autres troopers. Quelque chose me disait que j’avais sous-estimé la signification du mot « s’installer » dans la bouche du Lieutenant. C’était curieux tous ces dispositifs défensifs qu'il mettait en place autour de l’appareil. Nous étions préalablement là pour donner l’assaut à un bunker rebelle fortifié, pas pour tenir durablement une position. Hykes devait certainement avoir une idée derrière la tête comme on le connaissait.

Le copilote revint, une caisse de maintenance noire luisante à la main.
-Voilà, c’est tout ce que j’ai pu retrouver!
Je le remerciai alors qu’il me tendait son contenu à bout de bras.
-Voyons voir…des cellules énergétiques, des outils de maintenance, des circuits imprimés et des fils cuivrés de rechange, de la fibre optique, une lampe à souder… c’est plus que je ne pouvais rêver, m'exclamai-je !. Avec ce qui reste du tableau de bord on devrait s'en sortir. Vous voulez-bien me donner un coup de main monsieur ?
-Très volontiers !

Nous passâmes les minutes suivantes à nous atteler à la réparation de la radio. Au cours de ce labeur naquit une discussion. Il me parla beaucoup de lui. Son nom était Hamada, il était né sur Chandrila, avait 38ans, une femme et des enfants. Il évoqua aussi sa carrière, ses passions où le vol tenait une place prépondérante, mais il me parla également beaucoup de l’amitié qu’il avait entretenue toutes ces années avec Yarlk, le défunt pilote de la barge. Un homme aux talents exceptionnels à en croire Hamada, « sans lui nous ne serions plus là pour échanger cette conversation » ajouta t-il. Malheureusement, cet échange sincère et amical ne fut guère équitable car je ne lui appris rien de moi qu’il ne savait déjà ou qu’il ne pu deviner. D’ailleurs il me le fit remarquer en riant et je dû m’en excuser sous couvert de protéger le secret-défense et la sécurité de la mission. Il m’affirma comprendre parfaitement et qu’il prendrait de nouveau plaisir à discuter avec moi de banalités. Ce qui me fit rire à mon tour. Foutu règlement de sécurité militaire à la c…

Il y a encore quelques années on aurait encore pu se laisser à des confidences sur sa vie privée à n’importe quel droïde de maintenance croisé dans un couloir à bord du navire. Mais ces derniers temps les règlements liberticides se multipliaient.
Un exemple : les notes de service nous invitant à éviter de parler de sa vie privée (même en présence de personnes de confiance) pleuvaient abondamment. Tout cela prenait source dans la crainte de l’espionnage rebelle. On disait que les rebelles pouvaient utiliser des informations de toute nature pour nuire à l’empire et à ses soldats. Les précautions prises par l'empire avaient alors atteint des extrêmités : comme la remise au goût du jour de la nomination obligatoire par matricule pour le personnel n’appartenant pas au corps des officiers. Une mesure de sécurité qui n’était pas réapparu depuis la fin des guerres cloniques. A croire que la guerre civile intergalactique n’avait jamais eu de fin !
Peut être que l''affaiblissement des séparatistes les avaient petit à petit transformé en rebelles. Qu'importe le nom ou le statut, ces gens qui commettaient ces crimes abominables contre l'empire étaient tous des terroristes!

Malgré tout j’avais du mal à imaginer en quoi cela renseignerait un soi-disant espion infiltré de savoir mon vrai nom et que je n'avais pas toujours servi l'Empire au sein des stormtroopers. Tout ce qu'on demandait nous, les soldats, c'était de pouvoir se comporter un peu en humain, pour garder le peu d'humanité qui nous restait et garder le moral, rire de tout. A la longue on finissait par se faire à ces fréquents durcissements des mesures de sécurité, bien qu’une minorité continuait à dénonçer ces « pertes des libertés fondamentales » encourues. Une minorité d’ailleurs réprimé fortement par la police militaire. Ça pouvait se comprendre, on ne pouvait accepter ce qui pouvait être interprété comme de la sympathie pour la Rébellion. Car quoi qu’on en dise la menace rebelle était bien réelle et bouleversante, bien plus en tout cas que quelques règlements un peu trop sévères. J’en savais quelque chose de par de tristes événements qui avaient marqués mon enfance. La menace que représentait que représentait le mouvement rebelle était ce qui m'avait fait rejoindre l'Empire. Je l'avais souvent répét à mes camarades et j'en étais fier. Mais de là à croire que les rebelles étaient parmi nous, là comme un ennemi intérieur? pfff c'était stupide !

Avant rôdait la psychose de l’espionnage et maintenant cette histoire de base rebelle… Pffff...

postée le 06-08-2012 20:09
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[Fan-Fic] Chapitre V: Communications


Le cours de mes pensées fut interrompu par le bruit des bottes du Lieutenant qui réapparaissait de l’arrière de l’appareil. Il venait de remettre son casque de combat et marchait à présent tête haute en direction des stormtroopers postés en avant-garde. C'était son devoir de de montrer l'exemple et de donner les directives au groupes. Et les ordres c'est ce que nous attendions tous à présent, afin de pouvoir nous sortir de cette mauvaise passe. Sans s'arrêter de marcher, je le vis faire un signe discret de la tête à l’intention du toubib. Pour toute réponse, celui-ci sorti de son paquetage un pistolet hypodermique chargée d’une fiole contenant un liquide noirâtre qu’il injecta sans hésitation dans la nuque du pilote mortellement blessé. Je fis la grimace, car la couleur de la solution injectée était de mauvaise augure pour le patient. Ce dernier fut en effet instantanément saisi de convulsions avant de libérer un dernier souffle de vie. Quand l’infirmier fut certain qu’il n'était plus, il en avisa le Lieutenant Hykes tout aussi discrètement d’un signe des deux mains: « c’est fini ». Ceci fait et sans remord pour avoir abrégé les souffrances de l'homme, Hykes continua de marcher d’un pas décidé. Il ne se retourna vers moi que pour tapoter une montre imaginaire. C'était le signal de passer à la suite.

Je m’adressai au caporal, qui finissait la dernière partie du montage de l'E-Web.
-Je dois y aller caporal. Le générateur est chargé et opérationnel. Il ne vous restera plus qu’à le brancher.
- Okay Dack !
- Hey, je croyais qu’il fallait éviter les surnoms en service!
Je devinai un sourire à travers son casque.
- Moi je crois surtout que je suis un caporal et toi encore un trouffion de base.
- Plus pour longtemps si tu tiens ta langue au sujet de ça, fis-je en montrant mon holster où reposait le blaster d’entrainement du capitaine Boreli.
- Tu peux être tranquille là-dessus. Je ne dirai rien si ça peut t’aider à prendre plus vite du galon. Parce qu’avoir sous mon commandement un zigoto comme toi c’est fatiguant !!
Je répondis à cette déclaration que je savais plus provocatrice que réellement méchante par un majeur levé vers le ciel. Puis, ayant vérifié que le Lieutenant n’en avait rien vu, je me levai accompagné des éclats de rires de Jo.

Je me mis en marche au petit trot vers l’endroit où le copilote et le Lieutenant avaient disparu quelques minutes auparavant. Je retrouvai le copilote dans une posture similaire à celle que je l’avais vu adopter tout à l’heure. A ceci prêt qu’il avait l’air encore plus dépité. En vertu de sa position de copilote-naviguateur au sein de la marine impériale, il était plus gradé que n’importe quel stormtrooper lambda. C’est pourquoi je me mis au garde à vous, le saluai et attendis qu’il se soit relevé pour parler. Par respect je pris sur moi de faire mine de ne pas remarquer l'humidité sur ses joues.
- 2ème classe HD 5403H au rapport monsieur. On m’a chargé de vous…
Il m’interrompit.
- Je suis au courant. Votre Lieutenant m’en a informé.
Il s’éclaircit la gorge pour balayer toute trace de ses émotions.
- Je suis prêt soldat. Voyons ce qu’on peut bricoler pour contacter le destroyer.

postée le 05-08-2012 10:52
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[fan-Fic] Chapitre IV: Sacrifices

Jamais dans ma courte carrière de stormtrooper je n’avais connu de débarquement plus périlleux. Lors de notre formation, nous avions eu certes à gérer des situations difficiles mais jamais rien de comparable.
Cela faisait maintenant plusieurs minutes que nous nous étions extirpés de la barge. Un périmètre de sécurité autour du site du crash avait été établit par nos soins peu après avoir désincarcéré les 3 brûlés hors de l’habitacle. Heureusement pour eux , leurs armures les avaient protégés. Leurs brûlures n’étaient pas belles à voir mais restaient superficielles. Seule l’électronique de l’armure et du blindage avaient vraiment soufferts. D’après leurs regards pleins de reconnaissance, ils n'oublieraient jamais le jour où leur Lieutenant les avait sorti lui-même des flammes à tirs de blasters et de grands coups de crosse dans les dispositifs antichoc à demi-fondus qui les retenaient prisonniers. Nous non plus d’ailleurs.

-Passe-moi le trépied, me pria mon ami Jo. Le caporal.
Agenouillés à une dizaine de mètres de l'épave, nous étions tout deux scrupuleusement occupés au montage d’un canon-blaster à répétition E-web portable. Je lui tendis la pièce demandée. En attendant qu’il me donne le signal pour relier le générateur au canon, j’en profitai pour observer les alentours. Assis sur un débris tordu de fuselage , je remerciai intérieurement l'appareil qui nous avait tant bien que mal débarqué sur la surface de la planète.
Oron III, recouverte en quasi-totalité de forêt luxuriante. C'était d'après notre briefing un des cinq satellites de la planète Oron Prime. Cette dernière étant à l’opposé, un monde inhospitalier pour l’être humain en raison d’une atmosphère pauvre en oxygène et d’une surface presque dépourvue de vie. Jusqu’à présent, l’Empire avait toujours boudé le secteur Oron . Cela s'expliquait en raison d’un désintérêt stratégique et de trop faibles ressources naturelles à exploiter. Mais c'était avant que le haut commandement de la flotte basé à Coruscant ordonne à notre destroyer, le Revanche Impériale, d’y mettre le cap pour vérifier une information des services de renseignements impériaux : la présumée existence d’un poste avancé rebelle qui servirait à évacuer ses agents infiltrés compromis! Aussitôt Oron III, cette petite planète au climat tempéré et recouverte en quasi-totalité de forêt vierge, avait pris une importance stratégique majeure pour le contre-espionnage impérial.
Et nous y étions jusqu'au cou désormais. Perdus dans des bois touffus aux arbres gigantesques qui m’étaient inconnus bien qu’ils eussent l’air tous identiques. Immergés dans le concert naturel de la faune. La lumière du jour faisait baigner le site du crash dans une douce lumière verte et dorée qui contrastait avec la couleur cendre de la coque du transport abandonné. Magnifique paysage en comparaison des derniers événements.
Tout autour, quelques troopers s’afféraient à tenter de récupérer le matériel et les équipements qui pouvaient l’être afin de consolider un périmètre de sécurité improvisé aux alentours de la zone du crash. J’aperçus au milieu de ce cercle protecteur d’armures blanches, la haute carrure du Lieutenant aux côtés de l’infirmier du peloton. Ils étaient en train d’échanger quelques mots rassurants avec le pilote de notre barge. Grièvement blessé, ce dernier, identifiable à sa combinaison noir avait été allongé dans l’herbe. Il fallait l'avouer, sa combinaison était malheureusement tout ce qui pouvait être reconnu de lui. Son visage ensanglanté et marqué de parts et d’autres de profondes entailles laissaient entrevoir par endroits la cervelle du malheureux. Un des camarades qui l’avait extrait du cockpit de la barge un instant plus tôt m’avait raconté l’avoir trouvé encastré dans la verrière. J’en vinsse à me demander si l’homme voyait encore, tellement ses yeux m’évoquaient deux volcans sanglants en éruptions. L’infirmier et l’officier firent encore quelques pas pour parler des diagnostics des autres blessés allongés quelques mètres plus loin puis s’écartèrent du groupe pour donner la liberté au toubib de s’exprimer plus franchement. Il y eut beaucoup de signes de têtes négatifs de ce dernier mêlés à des paumes tournées vers le ciel en signe d’impuissance. Le lieutenant écouta sans mot dire, le regard plongé dans la complexité du relief du sol, vers le néant. Il répondait par intermittences avec de lents acquiescements. A l’évidence, la médecine de guerre avait fait tout son possible pour eux. Pour le reste il faudrait attendre que les autres pelotons aientt dynamité le canon anti-aérien rebelle pour voir arriver le gros de l’armée de terre et donc les unités médicalisés. Nous n’étions que des commandos chargés de préparer le terrain aux troupes d’invasion. Si nos pertes devaient limiter celles des troupes que nous précédions, nos chances de survie en terrain hostile, elles, étaient bien minces en cas de blessure grave. C’était comme ça et il fallait s’y résoudre. Et c'était ce que nous faisions.

Le Lieutenant finit par congédier l’infirmier puis vînt jusqu’à nous pour s’adresser au caporal. Il ôta son casque de combat et révéla le visage d’un homme âgé d’une trentaine d’année, brun avec une fine moustache qui lui donnait un air paternel et expérimenté. Ses yeux bleux perçants révélaient une personnalité atypique. Avec son air déterminé qu’il prenait toujours quand nous étions en opération, il prit une brève inspiration.

-Bien, souffla t-il, puisque le sergent-major a euh … disons disparu, aspiré hors de notre barge tout à l’heure et que tout ceux qui devaient me suppléer sont soit morts ou bien dans l’incapacité d'assurer leur fonction, je crois que ça fait de vous mon second jusqu’à la fin de l’opération, caporal.
Jo se redressa en un éclair et salua.
-A vos ordres.
-Faites-moi un topo de la situation. Vous avez la permission de retirer votre casque pour faire votre rapport, précisa t-il. J’aime bien voir mes interlocuteurs en face.
Je m’attendais presque à ce que cette forte tête de Jo lui récite que les dogmes du manuel du stormtrooper préconisaient de garder en toute circonstance les éléments de son armure de protection quand on se trouvait sur le terrain. J'étais curieux d'observer la réaction de l'officier. A mon grand regret Jo s’en abstint. Il s’exécuta et tout en restant au garde à vous, plaça son casque sous le bras. S’essuyant le front d’un revers de main il révéla son visage déterminé à la chevelure brune coupée court à la jarhead au lieutenant.

-J’ai bien peur de ne pas vous en apprendre d’avantage que l’infirmier, monsieur. 7 troopers sont portés disparus. Des 24 répondants à l'appel, 8 sont légèrement blessés et présentent des signes évidents de dysfonctionnements très contraignants de leur équipement de combat.

-La nature de leur blessure?

-Saignements abondants, brûlures, quelques luxations et une fracture.

- Et pour leur équipement, quels genres de dysfonctionnements ?

- Pannes de récepteurs et/ou d’émetteurs radios incorporés, armements perdus ou défectueux, armures de protection endommagées, équipements tactiques détruits, le plus grave étant la perte de l’appareil transmission portable qui devait nous assurer la liaison avec le poste de commandement tactique du Revanche Impérial.

- L’appareil de transmission vers le PCT dites-vous ? Ça c’est notre veine, pesta l'officier. Nous sommes non seulement aveugles dans ce labyrinthe végétal, mais sourds et muets par-dessus le marché, c’est le bouquet ! Bon, continuez le montage de l’E-Web et quand vous en aurez terminé consolidez-moi le périmètre avec ce que vous tirerez de l’épave de la barge. Il est impensable de livrer bataille avec des gars qui nous handicaperaient pendant les manoeuvres. Pour le moment nous somme hors-jeu, alors autant s’installer en attendant les renforts.

Nous nous attendions à ce qu’il reparte haranguer les hommes mais il ne bougea pas. A la place, il resta là, à me dévisager.

-Quant à vous, me fit-il en me désignant de l’index, apprêtez-vous à remonter dans le cockpit pour vous enquérir de l’état du matériel radio embarqué. Bricolez-moi dans les plus brefs délais une transmission longue portée sécurisée avec le Revanche Impérial. J’ai besoin de connaître la situation des autres pelotons. Vous vous en sortirez ?

Je n’eus pas le temps d’ouvrir la bouche. Mon ami le caporal répondit à ma place avant de remettre son casque.

-Ne vous en faites pas pour ça mon Lieutenant ! A l’académie c’était le meilleur de la promotion en infiltration: les transmissions discrètes c’est sont truc !

Le lieutenant se décontracta.
- Vous m’en voyez ravi. Je vous envoie le copilote pour vous donner un coup de main. Il a plus l’habitude que nous avec les instruments de bord. Il fit mine de se masser les tempes. Mais d'abord, je dois lui apprendre que son coéquipier ne survivra pas à ses blessures… C'est la partie que j'aime le moins quand on commande une unité.

Le Lieutenant rendit nos saluts dans un soupir de lassitude et tourna les talons. Il se dirigea ensuite vers la carlingue de la barge contre laquelle le copilote était assis. Encore choqué, celui-ci était recroquevillé sur lui-même, les genoux lui touchant presque le menton. Une écharpe de fortune passée autour du cou témoignait d’une épaule démise. Son regard à la fois perdu et inquiet en disait long sur son traumatisme. Le pauvre bougre ne faisait pas preuve du calme et de la sérénité qui nous étaient propres, aussi critique fusse la situation présente. Son job consistait simplement à décoller, atterrir puis redécoller, etc. Les conditions que nous rencontrions en ce moment lui étaient inconnues au point de se sentir étranger à notre groupe. Malgré sa formation de navigateur de combat, il se savait sûrement mal préparé à ce qui allait l’attendre. Le lieutenant lui posa la main sur l’épaule avec compassion (en veillant toutefois que cela ne soit pas celle luxée) puis l’entraina derrière la barge d’où ne me vinrent seulement que des bribes de la conversation que menait le Lieutenant. « Avait été un bon soldat » « L’infirmier avait fait tout ce qu’il avait pu »« l’Empire se souviendrait de ce sacrifice ».
Ce que je perçu le mieux en réponse ce furent l’expression de sanglots mal contenus. Je jetai pensivement un coup d’œil à Joe, toujours occupé au montage du canon lourd. Ce sentiment de profonde tristesse nous était totalement étranger. Nous venions de voir mourir sous nos yeux des camarades dont nous étions proches depuis plusieurs années et cela n’avait strictement rien provoqué chez moi qui puisse s’apparenter à un malaise de ce genre. Bien sûr je me souvenais avoir pleuré quelqu’un, autrefois dans mon enfance. Mais plus depuis.
Toujours passif, j’observai les gestes précis et méthodique de Jo. Des manipulations maintes fois apprises, répétées, réapprises chaque jour, depuis des années. Évidemment, la transformation que nous avions subit à l’entraînement était responsable pour beaucoup de la psychologie qui nous rendait capable d’enjamber les corps sans l'ombre d'un sentiment pour nos camarades comme pour l’ennemi. Nous avions été un peu comme ces pièces de l’E-WEB. Des pièces forgées et assemblées avec précision par nos instructeurs en la meilleure arme mortelle qui soit. Même s'il avait fallu pour la concevoir en extraire tout ce qui était susceptible de l’enrailler un jour. Je réalisais maintenant d’où venait cette perte d’humanité en nous-mêmes. Et y réfléchissant c’était paradoxal au fond : sacrifier son humanité pour sauver l’Humanité. Une partie de moi était-elle donc morte ? Mais peut-être après-tout fallait-il un peu « être mort » pour mieux la donner. C’était sans doute un sacrifice nécessaire pour une cause juste. Et comme on le disait lors des oraisons funèbres : « L’empire se souviendra de ce sacrifice… »

postée le 03-08-2012 17:10
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[Fan-Fic] Chapitre III: Crash

Le souffle de l’explosion éventra la barge, arrachant dans un éclair aveuglant son flanc droit, et réduisant immédiatement en poussière la demi-douzaine de troopers qui s’y était tenue un instant plus tôt. Je senti instantanément l'effet de la dépressurisation dans l'intérieur de la barge. Celle-ci ne pu résiter longtemps à sa force entreprit un décrochage dans une vrille incontrôlable. L’air s’engouffra à une vitesse folle telle une tempête à l'intérieur de compartiment tandis que l’éclairage s’éteignit. Ce fut ensuite le noir et le silence pendant quelques secondes durant lesquelles je doutais d’être encore vivant. Puis le HUD de mon casque s'activa de lui-même : la visière sortit de son opacité et le système audio se remit en fonctionnement dans un sifflement aigu. Juste à temps pour entrevoir un trooper dont le siège n’avait pas résisté au choc se faire happer par l'énergie centrifuge. Il n'eut pas le temps de crier. Il disparu dans l’atmosphère par le trou dans la carlingue.

La voix du copilote finit par crépiter faiblement dans nos comlinks incorporés. Il fut direct et franc : la barge était sévèrement atteinte au point que l’intégrité même de sa structure était menacée. Il fallait se préparer à un imminent atterrissage en catastrophe. Les derniers mots du copilote, « Bonne chance ! » finirent de nous confirmer que c’était maintenant plus la gravité de la planète qui tenait les commandes que le pilote lui-même. Cela s’annonçait très mal…

Je m’attendais à un crash brutal. Par bonheur, nous eûmes simplement droit à un atterrissage très mouvementé. Nous n’avions guère à opposer à la violence du moment que des hurlement désespérés venant du plus profond de nous même. Par miracle, les répulseurs tinrent bon suffisamment longtemps nous éviter une mort certaine. Du moins sur le moment, car quand la barge fut de nouveau stable sur le plancher des vaches et que l’éclairage du sas de sortie passa soudainement au vert pour nous intimer l’ordre de débarquer, la voix du copilote se fit de nouveau entendre :
« Incendie à bord !!Incendie à bord !! »
Dès que j'eus retrouvé mes esprits, je m’extirpai avec empressement du dispositif antichoc qui remonta au-dessus de ma tête. Sans perdre une seconde je couru comme le reste du peloton vers le sas d’évacuation. L’ouverture automatique ne s’étant pas déclenchée, quelques gars essayaient déjà de l’ouvrir manuellement.
« Cherchez- pas elle est bloqué, en conclut un !
-Alors faites-là sauter proposa un autre !
-Pas question ! lança le Lieutenant qui arrivait à ce moment là. Nos explosifs étaient au départ prévus pour faire sauter des installations entières je vous rappelle ! Ils sont trop puissants !! Si vous les placez la dessus, vous risqueriez de tous nous faire sauter !! On n’a pas le temps de les bidouiller, sortons plutôt par le trou que nous a fait la DCA rebelle !
Paradoxalement c’était ce qui avait manqué de nous tuer qui allait nous être salutaire. Nous nous remîmes à cavaler dans le sens opposé. Sur le chemin, nous croisâmes un stormtrooper inconscient affalé dans son dispositif. Deux troopers s’arrêtèrent pour lui porter assistance. Nous arrivâmes devant la brèche, pour constater qu’un mur de flamme nous en interdisait l’accès. A travers la fumée noire qui se dégageait devant nous, nous aperçûmes d'autres troopers eux aussi prisonniers de leur harnais qui se débattaient frénétiquement pour échapper aux flammes en train de les consumer vivants. Aussi, le Lieutenant fut le premier à réagir. Il arracha un extincteur fixé à la paroi et se lança à l'assaut des flammes qui progressaient.

« Sortez-les de là bon sang! Plus vite !! »

J’attrapai à mon tour un extincteur et commençai à m’attaquer aux flammes. La tâche s’avéra relativement facile en dépit de la fumée noire qui obstruait mon champ de vision. Tous ceux en état de le faire et qui en avaient trouvé un firent de même, si bien que 30 secondes plus tard la voie vers la sortie de fortune fut enfin dégagée. Nous pûmes enfin nous déployer.

postée le 02-08-2012 20:56
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[Fan-Fic] Chapitre II: Descente en enfer


- On y est presque ! lança le pilote par l'interphone depuis sa cabine de pilotage. Vérifiez vos armes et tenez-vous prêts pour le déploiement. 

Alors que la descente sur Oron III était amorcée depuis plusieurs minutes, je fus soudainement saisi d’un sentiment de panique. A dire vrai c’était bien pire que ça : c’était carrément une vision d’horreur.

« Meeerde !!! » Inspectant mon arme réglementaire, je venais de réaliser à ma stupéfaction que quelque chose n'allait pas avec mon Blastech E-11, . Malgré les secousses violentes de la descente en atmosphère je venais de m’apercevoir que le matricule qui y figurait n’était pas le mien mais visiblement celui d’un pilote de chasse. « 3145P21K ». Ce matricule, je l’aurais reconnu entre tous. A dire vrai, l’équipage au complet du Revanche Impériale l’aurait reconnu aussi. C’était celui du capitaine Ornesko Boreli, réputé pour être le meilleur pilote de chasse à bord du Revanche, et surtout, pour la haute estime que lui vouait le second maître à bord après l'Amiral Hellington: Le Général Crylan. Ce dernier l’avait prit sous son aile il y avait à peu près un an disait-on. On racontait que l’affection que le général portait à ce capitaine prenait sa source dans l’ancienne carrière de pilote de chasse de Crylan. Le capitaine Boreli devait d’une façon ou d’une autre lui rappeler sa jeunesse. La crosse étrangère du Blastech dans ma main me ramena à la réalité de la catastrophe.

« J’ai dû me planter à l’armurerie ».

Mais si ça n’avait été qu’un souci de propriétaire! Le fusil avait visiblement été modifié en arme ionique d’entrainement sur cibles droïdes. Ce qui impliquait que même si l’on voulait combattre avec l’arme en question, il aurait fallu pour cela la recharger avec des cartouches énergétiques. Manque de chance, les chargeurs de base des stormtroopers ne comportaient que des cartouches à gaz… Un coup d’œil rapide à mon ceinturon me le confirma. Evidemment, que des chargeurs de cartouches à gaz… J’étais dans de beaux draps avec cette arme non létale ! Je n’avais qu’à demander aux rebelles s’ils voulaient des coups de soleil avec ce truc. Je réfléchis à toute vitesse. Quand on s’apercevrait de cette bourde, l’anecdote ferait assurément le tour du destroyer. Peut être qu'elle arriverait même aux oreilles du grand manitou à bord, l'Amiral Hellington. Et ça ne ferait sûrement pas rire cet ancien stormtrooper. On me collerait une bonne semaine de détention et 3 mois de permissions annulées.
Certes la honte et les brimades ne tuaient pas, mais les sanctions disciplinaires étaient pour moi très gênantes. Elles risqueraient de mettre un frein à l’avancement pour lequel j’avais postulé récemment. Enfin, cela supposait déjà que je survive au débarquement. Outre l’Amiral Hellington et le Lieutenant Hykes, je ne connaissais pas tellement de Stormtroopers qui avaient vécus assez longtemps pour espérer mener une brillante carrière militaire... C’est à ce moment que je compris un peu tard qu’à ce type de loterie il n’y avait décidément que des perdants.




« Hey, Jo ! Murmurai-je dans mon récepteur audio à l’intention du scout-trooper qui se tenait à ma gauche. »
Il sursauta, ne s’attendant pas à recevoir une communication privée par le comlink incorporé de son casque.

- Pour toi ce sera « Caporal Johanston », voire YC 5686A, et évite les abréviations s’il te plaît. Nous sommes en opération, alors appelle moi comme il se doit, mon cher trooper HD 5403H. Répliqua-t-il calmement sur cette même fréquence.

Un civil observant la scène n’aurait sans doute pas compris comment nous étions capables de nous distinguer les uns des autres dans ces armures quasiment identiques. A vrai dire, nous étions d’abord entrainés pour ça. Savoir qui était dans l’armure voisine c’était connaître son propre rôle à jouer sous le feu ennemi. Et c’était sans parler des centaines d’infrastructures, véhicules et personnels civils et militaires que nous savions identifier sur le terrain au premier coup d’oeil. Peut-être quelques malins auraient-ils pu avancer l'hypothèse que nous nous reconnaissions entre nous grâce au système de vision électronique « HUD » de nos visières. Cela aurait pu être le cas ici… Une multitude d’informations holographiques colorées pouvait défiler à volonté sous nos yeux à travers nos visières, pour nous permettre d’agir rapidement dans l’environnement alentour pendant les combats. Mais pour avoir déjà tenté l’expérience, personne ici ne se risquerait plus à utiliser le HUD activé avant le débarquement proprement dit. Nos champs de vision étaient si malmenés par les secousses d’entrée en atmosphère ! A moins de trouver plaisant de passer le reste d’une mission avec du vomis plein le casque, il était plus sage de le laisser étein pendant le vol…
La réalité était autre et simple : Si un stormtrooper était capable de distinguer au loin l’action du vent sur de hautes herbes, de celle d’une progression subtile de l’ennemi, alors il ne lui était pas bien compliqué d’identifier un camarade à quelques mètres qu’il côtoyait depuis plusieurs années . Chaque individu avait sa propre démarche, sa propre façon de se tenir, de bouger et les mêmes réflexes comportementaux et posturaux. Au fil du temps on apprenait sans aucun mal à décrypter cette facette gestuelle de la personnalité pour savoir qui était dans l’armure blanche d’à côté.

Jo était un bon camarade. C'était même un de mes meilleurs amis depuis que j'avais intégré l'académie militaire impériale de Carida. Je pris sur moi de lui présenter la chose de façon à ne pas provoquer de sa part un éclat de rire qui aurait attiré l’attention. De toute manière, l’heure n’était plus trop à la plaisanterie dans l’habitacle, bien au contraire. On pouvait déjà entendre rugir des tirs sol-air de DCA qui tentaient de réexpédier nos atomes jusqu’à Coruscant, la capitale de l’Empire. Quoique j'en vint à me dire que si l’un de ces tirs venait à faire mouche, alors je n’aurais plus d’inquiétude à avoir vis-à-vis de mes perspectives de carrière…

« Dites- moi caporal, vous êtes bien tireur d’élite ? » Finis-je par lui lancer. 

Il renifla de dédain.
« Nous sommes tous des tireurs d’élite ici, répondit-il crânement. Nous sommes les meilleurs combattants de l’Empire : NOUS sommes l’élite ! Nous sommes la main armée de l’Empereur !»
Agacé par cette réponse machinale, je me mordis la lèvre inférieure. Il venait cependant de s’exprimer avec froideur. Un ton qu’il employait quand on le dérangeait en pleine concentration. Je n’avais vraiment pas le temps de jouer à tourner autour du pot :
« Je veux dire, c’est bien vous qui êtes désigné comme sniper pour cette mission ? »

Bien observé crachat t-il avec un haussement d'épaules . Il me désigna vaguement de l’index le fusil longue portée à lunette qu’il maintenait fermement entre ses jambes. Il ajouta :
Appui-feu plus précisément, pendant que vous progresserez-vers le bunker... Puisque apparemment on ne s’occupe plus du sabotage de la batterie anti-aérienne de l'ennemi.
Il soupira d’un air las avant d'ajouter:
- Je déteste les changements d’ordres de dernière minute. Ça doit être pour leurrer les espions rebelles. Bon, j’espère que tu n’as pas oublié le plan de bataille lors du briefing au moins. Il va falloir agir vite et bien !

Quelque chose dans mon attitude dû lui mettre la puce à l’oreille car je senti de l'hésitation dans sa voix.

-Attends ah ah, laisse-moi deviner : Tu as manqué le briefing toi, c’est pour ça que tu me poses ces questions ! hé hé quand j’y pense, nous t’aurions vu partir tout seul tel un crétin, dynamiter les DCA alors que pendant ce temps là, nous serions occupés de l’autre côté à vider les mémoires de leurs banques de données !! C’est trop drôle je vois très bien le tableau : un stormtrooper perdu au milieu des rebelles !! Wow j’en pleure de rire sous le casque, heureusement que l’antibuée automatique s’est déclenchée. Une merveille de technologie ce truc, sinon j’aurais débarqué tout à l’heure à l’aveuglette avec tes conneries. Déjà que l’on n’y voit rien en tant normal avec ces casques à la noix !…

- Non rassurez-vous caporal, j'étais bien au briefing et je connais le plan théorique qu'on nous avait assigné au début, de même que celui qui vient de le remplacer . C’est plus la partie exécution qui me fait peur…

D’abord intrigué par ma réponse, mon copain de promotion saisit l’ampleur du malaise alors que ses yeux se posaient sur le Blastech modifié. Son ton empreint d’humour noir avait disparu quand il reprit la parole.

« Je vais te le dire franchement Dack. Là, je ne sais vraiment plus si je dois rire ou pleurer. Ya vraiment que toi pour nous faire un coup pareil. On part au casse-pipe et tu emportes un jouet au lieu de ton pétard réglementaire.  Bon sang, faut le faire ! Si le Lieutenant l’apprend t’es bon pour un blâme. Si tu as de la chance tu seras de corvée de chiottes sur 5 niveaux du destroyer, sinon tu peux faire un trait sur un galon de sous-of ». Comme pour appuyer ses dires il tapota son galon de caporal.

Il avait on ne peut plus comprit dans quel pétrin je m’étais fourré. Il se tourna la tête vers les autres. Ceux-là semblaient trop occupés à encaisser les turbulences pour se préoccuper des 4 vérités de deux troopers semblant à première vue se faire leurs adieux. Personne n’avait remarqué la conversation. A dire vrai, quand le casque tapait une bonne centaine de fois par minute contre l’appui-tête, on avait d’autres envies que celle d’espionner des discussions.

Le Caporal avait visiblement fini par saisir maintenant tout le sens de ma première question. Il me glissa discrètement dans la main son pistolaser personnel. Ce prêt était le plus beau symbole de camaraderie qui puisse exister. Un sniper embusqué était redoutable sur la longue distance qui le séparait de l’ennemi ; à l'inverse il se trouvait vulnérable en combat rapproché. C’est pour cette raison qu’un pistolaser complétait généralement le paquetage de base du tireur d’élite. Peu encombrant et facilement dissimulable, c’était l’arme de poing qui convenait à palier la faiblesse. L’arme de la dernière chance en somme. En m’apportant son aide par ce don, il risquait de s'exposer directement au danger s’il devait se jeter dans un combat de mêlée. Il soupira.

- Si je me fais roussir le derrière, tu entendras parler de moi. Bonne chance dans ce satané bunker rebelle, trooper HD 5403H.


Quelques minutes plus tard, alors que la barge de débarquement fut touchée de plein fouet par le canon de DCA rebelle, je me résolus à mourir heureux pour l’Empire, entouré de mes frères d’armes dont l’amitié était à mes yeux le bien le plus précieux au monde.

postée le 01-08-2012 21:06
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[Fan-Fic] Chapitre I : L'embarquement.

183ème jour de service actif au sein du second régiment Stormtroopers attaché au destroyer stellaire « Revanche impériale ».

J’embarquai à bord du transporteur de troupe qui serait bientôt largué sur Oron III. La lumière tamisée et le bourdonnement des moteurs en préchauffage traduisaient l’imminence du départ.
Pour avoir maintes fois répété le protocole d’embarquement-débarquement dans ce type de barge, mes compagnons savaient comme moi exactement ce que chacun devait faire. Ainsi, nous nous dirigeâmes spontanément aux emplacements qui nous étaient destinés et comme un seul homme nous nous assîmes avant de rabattre les harnais de sécurité antichoc à nos poitrines. Aucune fausse note dans ce concert de claquements plastoïde ne vint trahir un éventuel retardataire. L’embarquement de la trentaine d’hommes qui composaient le peloton n’avait duré qu’une fraction de seconde. Ainsi installé, je pouvais à présent observer mes frères d’armes alignés telles deux rangées de statues. Aucune expression, ni murmure ne sortait des casques vissés sur les solides armures. Face à face, ces silhouettes silencieuses et sereines avaient l'air inquiétantes. Rien n’aurait pu laisser présager que les êtres humains qui se cachaient derrière rejoindraient bientôt l’univers dont étaient issus leurs masques fantomatiques : celui de la mort. Cette immobilité affichée n’était que le mélange prodigieux de la formation et de la grande discipline qui caractérisaient ces combattants, mais aussi le reflet de l’appréhension face à ce qui nous attendait dehors ; je parle de décès dans le courage ou à l’inverse, d’une certaine renaissance dans la gloire.
Une boule douloureuse se forma dans ma gorge à cette pensée. L’heure de la « grande loterie » venait de sonner comme les vétérans qualifiaent l’instant. Celle qui conclut plusieurs années d’entraînements intensifs sur Carida et qui aboutit sur une cérémonie. Mortuaire ou héroïque ? Là est toute la loterie …

Je fus tiré de cet état méditatif qui précède le combat par le sifflement du verrouillage magnétique précédant la pressurisation de la l’habitacle. La fermeture du sas venait de lier les hommes à un même destin. A cet instant, une voix forte et tonique se fit entendre et attira l’attention de tous. Il me sembla qu’elle émanait du dernier stormtrooper monté à bord. Celui-ci demeurait encore debout devant son emplacement vide. Une main fermement cramponnée à une attache sur la cloison supérieure, il faisait mine de vérifier que tout était en ordre. Grâce à son épaulette verte peu commune, je reconnus l’officier qui commandait le peloton. C’était le Lieutenant Jason Hykes, le chef de notre unité. D’ordinaire les officiers de terrain ne combattaient pas en armure standard de stormtrooper. Ils leur préféraient généralement une cuirasse de combat grise, renforcée par un blindage de nouvelle génération et conforme à l’esthétique soignée qui convenait aux gens de leur rang. Ceci dit, le Lieutenant Hykes n’était pas à proprement parler un officier « standard ». Beaucoup plus proche de ses hommes que de ses égaux, il était respecté pour son charisme et apprécié des troopers du Revanche Impériale, notre destroyer stellaire. Dans le brouhaha il aboyait ses ordres, seul moyen de rendre les propos audible et de couvrir le bruit des moteur en préchauffage.
« Bon écoutez-moi tous ! Changement de programme : nous ne sommes plus largués dans le secteur Delta comme c’était initialement prévu. Finalement on nous a assigné le secteur Alpha. J’espère que vous ne dormiez pas pendant le briefing parce qu’il va falloir vous adapter à ce nouvel objectif ! Désamorcez vos explosifs rangez-les dans vos paquetages respectifs. Préparez vos datablocs pour remplir notre nouvelle mission prioritaire: pomper la mémoire de l'ordinateur central de l'ennemi. Et faites attention à ne pas vous casser un ongle les filles ! ».

La dernière remarque fit rire quelques gars s’imaginant dans l’incapacité de pianoter sur les touches de leur datablocs. Ce serait un sérieux handicap quand serait venu le moment de les connecter aux bases de données ennemis pour les pirater. Je souris aussi à cette image comique, surtout parce qu’à cause de nos gantelets de combat dissimulant une lame katarn, se casser un ongle relevait quasiment de l'impossible.
Par son talent à atténuer le stress des changements impromptus de dernières minutes, le lieutenant venait de me rappeller une autre qualité qui le rendait populaire au sein du régiment : l'humour. Mais il savait très rapidement la perdre quand un de nous ne faisait pas correctement son job sur le terrain. Au combat, nos vies étaient liées et la moindre erreur pouvait être fatale pour l'unité toute entière. Il y avait un temps pour rire, un autre pour serrer les dents et baisser la tête.

« Quand les autres pelotons aurons nettoyés toute résistance au sol, le Revanche Impérial larguera les blindés et l'infanterie des régiments de l'armée régulière. Préparez-vous au lancement. On sera bientôt dans l'atmosphère. Pour l'Empereur et pour la gloire de l'Empire !!»
Le peloton reprit en chœur cette dernière phrase.

Le lieutenant Hykes passa en revue une dernière fois chacun de ses hommes. Il vérifia lui-même leur harnachement avant de venir s'asseoir à son tour. S’il était nerveux, il n’en laissait rien paraître, comme toujours. Il rabattit son propre harnais de sécurité antichoc au claquement caractéristique. Désormais ils étaient tous des numéros, et j’étais l’un d’entre eux. On sentit l'appareil s'élever sur ses répulseurs à travers le hangars puis la poussée des moteurs prit le relais ; La secousse caractéristique du largage de la barge survint ensuite presque immédiatement, dès que notre barge fut libérée de la gravité artificielle du hangar. La « grande loterie » pouvait commencer…

postée le 31-07-2012 20:41
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[Fan-Fic] Quelques personnages de la fiction.

Amiral Hellington : Ce haut gradé qui a autrefois fait partie des stormtroopers, est miraculeusement toujours en vie pour avoir pu atteindre une des plus hautes fonctions de l'Empire : le titre d'Amiral. Il est d'autant plus curieux qu'après la mort du Grand Moff Tarkin, il fut nommé par décret impérial à la tête d'un seul et unique destroyer stellaire...
Général Crylan : Normalement capitaine du destroyer Revanche impérial, il a temporairement cédé son poste à l'Amiral Hellington, plus gradé et plus ancien. C'est un ancien pilote de chasse à la brillante carrière.
Capitaine Ornesko Boreli  [3145P21K] chef de l'escadron de chasse Black et ami proche du général crylan. Cette tête brûlée est un as qui aime se vanter de ses exploits. Il est est très populaire parmi les pilotes et fait la fierté de l'équipage malgré son manque de modestie.


Régiment 2ème Storm, Peloton B
Dakota « Dack » Reynolds [HD5403H] : trooper de 2ème classe, il est le personnage principal de cette fiction.
Lieutenant Hykes : officier du deuxième régiment de stormtroopers du destroyer Revanche Impériale. Il a la charge de commander le peloton B.
Caporal « Jo » Johanston [YC 5686A] : camarade de promotion de Dakota. Remarqué par les instructeurs de Carida pour ses qualités de combattant et de meneur d'hommes, il a pu intégrer le corps des sous officiers. Il a en outre reçu la qualification « scoutrooper », ce qui en fait un excellent éclaireur et tireur d'élite.
« Speedy » [ HO4006U] : Trooper de 2ème classe, camarade de promotion de Dack. Il est réputé pour avoir le contact facile et se lier rapidement d'amitié avec n'importe qui au point de connaître presque tout le monde sur le Revanche Impériale.

postée le 31-07-2012 14:57
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[Fan-Fic] J-1! Un petit mot de l'auteur avant de commencer :)

Auteur c'est un bien grand mot, je préfère dire que je suis un gribouilleur plein d'idées. Et je dois dire que c'est ma foi bien comique, après avoir pesté sur pas mal d'auteurs d'essayer, de poser sur le papier toutes ces idées. On réalise alors qu'il faut avoir un don pour écrire. Et hélas je ne l'ai pas. Mais dans l'amateurisme, ce qui compte toujours c'est de participer.

Il y a 4 ans, quand mon assistant au service partenariat nous a quitté emporté par la maladie, je me suis promis de lui dédier quelque chose. Une fan-fiction. ça ne sera pas du grand art, mais j'espère que des fans auront autant de plaisir à la lire que j'ai eu à l'écrire.
Rêver a toujours été pour lui une bouée de sauvetage et il aimait s'évader dans le monde imaginaire de Star Wars. Aujourd'hui et pendant tout le mois d'Août je vais publier ici une soixantaine de pages qui a longtemps dormi dans un coin de mon PC.

A toi Yan.T alias Scal je te dédie cette aventure, toi qui t'es aussi vaillamment battu qu'un stormtrooper pour rester dans la lumière.
A toi Thibault.L qui est aussi parti trop tôt sans me laisser te rencontrer en chair et en os. Tu avais un talent à jamais perdu, et un charisme inégalé pour nous nous faire rêver.

Reposez en paix, un jour nous nous reverrons. Parce que la Force est avec nous.

postée le 31-07-2012 14:40
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[Fan-fic]: Le titre et le synopsis dévoilé! :)

STAR WARS Quest of the Empire: Eye of the storm


Quelques temps après la bataille de Yavin, un Destroyer Victory baptisé Revanche Impériale sillonne seul le secteur Oron. A sa tête, un Amiral se voit affecté une mission bien particulière: venger la mort du Grand Moff Tarkin, décédé selon les médias impériaux dans une embuscade rebelle tendue contre son destroyer.
Dans le hangar principal du Revanche Impériale, Dakota Reynolds, un jeune trooper au passé mystérieux, se prépare avec ses camarades au baptème du feu. Ils devront très bientôt donner l'assaut sur des positions rebelles. Ils n'ont pas peur, ils sortent à peine de l'académie militaire de Carida mais sont préparés à tout: ce sont des Stormtroopers. Mais au combat, rien ne se passe jamais comme prévu. Sans compter que les rebelles ne sont jamais là où on croit, et qu'une mission peut en cacher une autre....

postée le 30-07-2012 10:54
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Bientôt sur AnakinWeb: un essai de fan-fiction tout le mois d'Août!

[A suivre]

postée le 28-07-2012 23:50
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