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Bienvenue sur le journal de bord du ladyluck. Cet espace est dédié à la réflexion et au débat portant sur le monde dans lequel nous évoluons. Pour une présentation intégrale de ce blog merci de vous reporter au message n°1.
Bon voyage!

PS: Le premier qui touche aux commandes de mon bijou, je te l'expulse par le sas ;)

 





 
 
 


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Chapitre XVI: Echappée belle

Un bruit de tonnerre me fit sursauter. Déboussolé, je fus capable d'identifier le bruit famillier de moteurs.

"Bon retour parmi les vivants stormtrooper HD 5403H."

Je me frottais les yeux pour constater que j’étais étendu dans le compartiment de transport d'une antique canonnière impériale. Elle survolait à toute vitesse les sillages des arbres d’Oron III. Par les portières ouvertes j'apercevais au loin les transports impériaux de l’armée qui effectuaient des manœuvres d’atterrissage. En contrebas, des silhouettes grises et banches des soldats impériaux de l'armée régulière impériale évoluaient dans l’immensité verte. Par endroits, des colonnes de fumée montaiens vers le ciel d'où arrivaient en masse d'autres barges de débarquement.
Ma migraine semblant s’être temporairement atténuéé, je me redressai pour m’adosser à la paroi du transport. L’homme qui m’avait parlé était un capitaine du régiment médical. Debout, une main cramponnée à une attache sur la cloison, il reprit la parole avant que je ne puisse lui adresser la moindre question.

"On vous ramène sur le Revanche, votre mission est terminée. Félicitations, l’Amiral a salué votre dévouement sur toutes les fréquences!" Il me passa la main sur la zone sensible de ma tête, ce qui ne manqua pas de m’arracher un grognement de douleur.

"Quel dommage que vous n’ayez eu qu’un traumatisme crânien mineur. Vous auriez pu postuler pour avoir une médaille comme votre camarade me ajouta t-il en désignant du menton l’autre extrémité de l’habitacle.

J'y découvris Speedy, tête nue au chevet de Joe. Ce dernier allongé sur une capsule médicale était branché à plusieurs appareils médicaux portables qui le retenaient à la vie. Tout en s’assurant un équilibre précaire d’une main à une attache de la cloison, Speedy tenait tendu versle haut une poche de bacta en intraveineuse. Il m’adressa un clin d’œil rassurant. Mis à part les deux pilotes et les deux servants de canon sur chaque flanc de la navette, nous étions seuls à bord. J’en déduisis que la navette avait déjà déposé son précieux chargement, un peloton de soldat. Nous profitions visiblement du retour pour un deuxième voyage.
Le médecin-capitaine me pris le bras et se le passa derrière la nuque pour m’aider à me lever. Il m’aida à conserver mon équilibre face aux secousses de la cannonière et des courants d'airs pour parcourir les mètres qui nous séparaient de Jo et Speedy.

- Allez-y doucement et prenez garde à ne pas passer par-dessus bord. Ça m’ennuierait de demander au pilote de faire demi-tour pour récupérer vos morceaux.

- Merci à vous, mon capitaine répondit-j’en grinçant des dents. Capitaine… ?

- Ça n’est pas que je m’inquiète vraiment pour ces fameux morceaux soldat, mais si je ne ramène pas le databloc qui est attaché à l’un d’eux j’aurai quelques soucis avec l’Amiral...

J’eu un sourire forcé. Un autre officier avec de l’humour ça existait ça ?

Speedy, fit un signe amical en me voyant approcher.

- Va t-il s’en sortir demandai-je ?

- Il sera traité à temps ne vous en faites pas. Une équipe médicale attend déjà avec des brancards sur le pont d’envol répondit le capitaine. Ils vont s'occuper de vous. Vos camarades blessés pendant le crash ont déjà été transférés.
Jo avait l’armure carbonisée et souillée de sang. Son torse continuait toutefois à se soulever régulièrement. Mes yeux balayèrent la soute presque vide de la canonnière qui avait dût contenir une trentaine de soldats prêts à en découdre et leur officier.

- Où sont Hykes les autres? lançai-je 
Speedy déglutit bruyamment.

- Quand j’ai aperçu par les jumelles notre bon Lieutenant te sortir du Bunker sur ses épaules dit-il, il a couru une centaine de mètres, vers la forêt. Vous étiez poursuivis par aux moins quatres machines de guerre. Je suppose que c'était des droïdes assassins de typa IG. Là, je l’ai vu te cacher à couvert dans les fourrés, puis il a attiré les droïdes dans le sens opposé, plus profondément dans la forêt. Ensuite ils sont sortis de mon champ de vision et le bunker a sauté. J’ai donc transmis au Revanche le code d’extraction. C’est comme ça que la canonnière nous a récupéré. Je n’ai pas eu de nouvelles de Hykes.

- Il aura sûrement rejoint un autre peloton de votre régiment ou été récupéré par une de nos unités AT-ST au sol, suggéra le capitaine-médecin. Il ne faut pas vous inquiéter. Au contraire, vous êtes en état de choc, s'il vous plaît restez calme...

- Impossible, répondis-je. J’ai vu de quoi ces séries IG étaient capables, elles sont rapides, précises, rusées, bien armées et surtout elles ne se fatiguent pas! Un homme seul ne peut pas survivre à pied contre 4 de ces droïdes assassins. Il faut y retourner! Pilote, faites demi-tour!!

- Négatif, contesta le Capitaine. C'était il y a bien 30 minutes. Le sort de votre lieutenant est scellé depuis longtemps. Et je vous rappelle que vous et votre camarade avez besoin de soins.

Il y eut un silence pendant lequel seules les turbines de la canonnière s’exprimèrent. Speedy finit par hausser les épaules d'impuissance.

- Nous serons fixés au débriefing. En tout cas je suis heureux que tu t’en sois tiré Dack. Pendant un moment j'ai cru que les rebelles t’avaient eu. Il me tapota l’épaule sincèrement soulagé de me voir en vie. Tu sais, il faut remercier ce capitaine du régiment médical. C'est lui qui a insisté pour aller vérifier tes fonctions vitales, sinon les pilotes t’auraient laissé pour mort, déclara t-il en désignant le mystérieux officier qui les accompagnait.

- Que veux-tu, j’ai de la chance et j’ai la peau dure.

- Peut-être mais une fois à bord du Revanche vous me ferez le plaisir de vous présenter à l’infirmerie pour faire trempette quelques heures dans du bacta, dès que vous aurez fait votre rapport, lança strictement le capitaine. Nous sommes en guerre et nous avons besoin que tous nos stormtroopers soient opérationnels, c’est clair ? D’ailleurs donnez-moi le databloc, je me chargerai de le transmettre en mains propres au Général Crylan dès l'atterissage.

Je m’exécutai.

-Compris, monsieur.

-Bogden, comme les lunes.

-Pardon ?

-Vous m’avez demandé mon nom tout à l’heure quand vous vous êtes levés. Mon nom est Bogden, Capitaine Lorenzo Bogden.

-Je vous dois la vie Capitaine Bogden, merci. Mes amis m’appellent Dack.

-C’est ce que « Speedy » m’a dit. Je n’aime pas trop non plus la nomination par matricule, je trouve que ça nous prive de notre personnalité et puis ça fait trop « droïde » à mon goût. Enfin, puisque nous sommes en comité restreint je propose de faire fi de règlement stupide pendant le voyage, proposa-il en désignant le vide l’habitacle. Nous ne risquons pas d’être dénoncés pour notre comportement « illégal ». Il eut un léger rictus avant de retrouver son sérieux.
Dites moi Dack, c’est étonnant que vous ayez affronté des droïdes assassins remarqua le Capitaine Bogden pendant qu’il examinait le contenu du databloc en pianotant quelques touches. C’est du matériel de guerre coûteux. Vous n’avez-pas croisé un seul être organique ?

- Pas moi en tout cas. Les pièges qu’il y avait, les droïdes assassins en embuscade, les banques de données en formatage, tout laisse à penser que les rebelles avaient déjà levé le camp quand nous sommes arrivés. Peut-être même depuis un ou deux jours.
Speedy secoua la tête. Lui non plus n’avait pas croisé un seul rebelle. Bogden nous évalua du regard à travers son casque.

-Votre peloton a payé un lourd tribut à la guerre contre le terrorisme, vous êtes des héros de l’Empire. J’espère que ces données nous permettront d’en finir rapidement avec ces salopards.
Mon regard se posa sur Joe dont la poitrine se soulevait de plus en plus difficilement.

- Merci mon capitaine. Nous n’avons fait qu’obéir aux ordres.
Mes idées noires furent chassées par une alarme sonore venant du databloc que le capitaine tenait fermement dans les mains, malgré les secousses du vol. Le capitaine se raidit et eu un hoquet de surprise.

« Un problème mon capitaine ? interrogea Speedy »

- J’étais en train de survoler ce que vous nous avez ramené. Apparemment un programme de votre databloc a effectué une première défragmentation des fameuses données pour les rendre exploitables. Naturellement tous les fichiers critiques aux yeux des rebelles ont été supprimés en premier du serveur central : pas de nom, pas de coordonnées, pas d’indices d’effectifs, pas de plans, rien. Mais par chance un fichier n’avait pas encore débuté son formatage quand vous l’avez téléchargé. Je vais voir ce que je peux en tirer. Il pianota encore sur le databloc avant de se raidir à nouveau subitement, stupéfait. C’est leur protocole détaillé d’évacuation d’urgence!

- Et qu’est-ce que vous avez tiré d’intéressant ?

Il prit un ton grave.

- Que le Seigneur Vador ne va pas être satisfait: Les rebelles sont toujours dans le système mais ils vont bientôt nous filer entre les doigts. Ils sont en train de passer en hyperespace à l’abri de nos senseurs par la face cachée d’Oron Prime : Nous avons été déployés sur la mauvaise planète !  

postée le 18-08-2012 15:13
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Chapitre XV : Heroïsme


Deux voix.


- Il respire toujours Lieutenant.

- Je vais le porter. TT, couvrez mes arrières. Où est passé ce foutu databloc ?

On me soulève.

- Il est attaché au ceinturon.

On me porte.

- Parfait, alors on dégage de là !

Des soubresauts.

"Stop !!"

- Qu'avez-vous TT?...

- Vous avez entendu ?

Un silence.

- Qu’est-ce que… ?!!

Des tirs.

" Mon Lieutenant attention !!"

Le bruit sourd d'un corps qui s’écroule.

"TT !!!!!"

Des halètements.

"Merde, les enc…"

Une voix.
D’autres soubresauts plus pressants.
La lumière
La forêt
Les droïdes
L’explosion
Le silence
Le néant.

postée le 16-08-2012 19:51
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Chapitre XIV : Le prix du sang


La loterie. Encore une fois il fallait y jouer. Si les rebelles avaient piégés leur unité-serveur centrale avec un virus tout serait fichu. Mais aucune puce électronique bothane n’était visible. Un câble que je déconnectai éteignit un des terminaux d’ordinateur de la salle, confirmant mes supposition au sujet du réseau. Il fallait tenter le tout pour le tout. Connectant mon databloc à la prise vacante je me lançai et croisai les doigts. Derrière moi le peloton s’impatientait en retenant son souffle. Le Lieutenant ne put supporter d'attendre plus longtemps .

- Verdict ?

- ça télécharge ! La banque de données a presque entièrement été effacée. Je pense pouvoir récupérer près de 300 Giga-octets. Impossible de savoir ce qu’ils contiennent ni quel était le volume initial des données avant que les systèmes de sécurité ne s’enclenchent. Je crains fort que ça ne soit que des fichiers fragmentés inutilisables. La cellule de renseignements à bord du Revanche devra tout décortiquer, je leur souhaite bien du plaisir.

Je m’étais presque attendu à des cris de joie et des « Hourra !! », pourtant l’ambiance était tout sauf à la fête. Le début d’euphorie était très vite retombé. Le lieutenant Hykes affichait une posture renfrognée. Les bras croisés, il secouait la tête de gauche à droite. Ses hommes avaient subi un crash, survécu à un incendie, échappés à un bombardement, affrontés des droïdes assassins et perdu de nombreux camarades au terme d’un assaut suicidaire qu'ils ne voulaient pas. Ils allaient revenir de mission avec quelques centaines de Giga-octets alors qui sait combien de Téraoctets se trouvaient à l’origine dans les ordinateurs des officiers de l’Alliance? Aucun doute les rebelles avaient remporté une bataille. C’était pour l’Empire une cuisante défaite. Un autre Yavin.
L’attention du peloton fut alors tournée vers TT1450X qui s'était éloigné. Il faisait rire la sentinelle en mimant la morphologie d'un Bothan, utilisant son blaster en tant que museau et ses gants comme oreilles. Lui, par contre laissait libre cours à son soulagement de pouvoir rentrer bientôt au bercail.

En un éclair tout le monde comprit ce qu’il allait advenir. Tout le monde sauf le sauf le malheureux TT. Par deux fois, il avait agacé le Lieutenant mais cette fois c’était celle de trop. La mission n'était pas encore achévée et il nous mettait tous en danger en distrayant la sentinelle, la seule personne qui assurait nos arrières. Et le fait que TT soit complètement insouciant de la gravité du bilan de mission avait suffit à déclencher un accès de colère noire de la part de Hykes.
Tel un félin celui-ci se rua sur sa victime en quelques pas et fondit tel un prédateur sur sa proie. Il ne plaisantait pas et TT aller s'en rendre compte. Le trooper qui montait la garde abandonna aussitôt son rire et ne savait plus sur quoi il devait pointer son arme. Sur la sortie, ou alors sur son propre Lieutenant pour l'empêcher d'étriper TT?
La lutte, si on peut qualifier ainsi le fait qu’un homme se retrouve avec son propre blaster enfoncé dans le plexus et un avant-bras en travers de la gorge en un temps très restreint, fut plus spectaculaire que violente. Le trooper TT1450X avait encore les mains mimant des oreilles quand il se retrouva donc plaqué au mur, le souffle coupé avec le casque de son Lieutenant collé contre le sien. Visière contre visière.
La forte tonalité des décibels qui suivirent eurent pour conséquence de raviver la douleur de mon traumatisme crânien.

-Peut-être devriez-vous refaire une interprétation de votre numéro d’imitation du Bothan au Général Crylan quand il s’agira de lui expliquer que nous lui avons ramené 300 Giga-octets de musique Sulustéenne ?! Je suis certain qu’il sera enchanté de le répéter au Seigneur Vador et qu’il aura tellement d’humour qu’il ne songera pas un instant à vous transformer en satellite permanent de Oron III !!!

Complètement choqué TT articula plus qu’il ne pu parler. J’en viens à me demander si son armure ne blanchissait pas à vu d’oeil.

- Je…Je vous présente mes excuses mon Lieutenant. Je voulais juste détendre un peu l'atmosphère.

- Tu n’es pas digne de servir dans cette unité ! Une fois rentré je te ferai muter sur Kessel. Et prie pour que je n’omette pas de préciser que je ne t’y envoie pas pour casser du caillou ! Maintenant tu te tiens à carreau et et tu la boucles. On est pas encore tiré de là.

Le bip de mon databloc lui fit lâcher prise.
J’entrepris de le déconnecter de l’unité centrale.

- Le téléchargement vient de s’achever mon Lieute…

Une panne de courant suivie par l’allumage de l’éclairage de secours orangé m'empêcha de terminer ma phrase.

-Que s’est-il passé ? Qu’avez-vous donc fait ?

- Mais…rien mon Lieutenant !! répondis-je paniqué. J’ai simplement déconnecté le databloc de l’unité centrale !

- Peloton, repassez tous en vision nocturne !

- A vos ordres !!

Entre temps un trooper avait rejoins l’ordinateur contrôlant la sécurité qui était resté en fonctionnement malgré ce qui ressemblait à une panne de courant.

- Mon Lieutenant il semble qu’une autodestruction du bunker réglée sur 12 minutes vienne de s’activer !!

Hykes accourra avec empressement auprès du moniteur. Un décompte explicite apparaissait effectivement sur l’écran.

- Vous pouvez la stopper ?

- Sauf votre respect mon Lieutenant je crois que ça serait une mauvaise idée, déclara calmement le trooper. Les rebelles nous ont déjà piégés avec un virus. Ils ont surement aussi doté la minuterie d’un mécanisme de destruction prématuré ou d’une autre gâterie du genre. Si on essaye d’y toucher, tout va sauter. J'en mettrai ma main à couper

- Alors gardez votre main soldat sinon avec quoi tirez-vous ? Beugla t-il. Allez on plie bagage, nous n’avons plus rien à faire ici ! Évacuation immédiate et sans délai !!

Il n'avait pas terminé de parler; qu'à l’autre bout de la salle de commandement la sentinelle GJ1812B poussa un cri d'alerte. L’instant suivant, une double détonation retentit en réponse depuis l'extérieur de la salle. Nous vîmes GJ encaisser la rafale et être projeté à travers la pièce avant de s’écraser lourdement contre un moniteur dans une pluie d'étincelles. Il s'éffondra avec fracas, le plastron marqué de 2 trous noircis.

- Des droïdes !!! Feu ! Feu ! Feu !! Ordonna le Lieutenant Hykes
Nos blasters se déchainèrent aussitôt sur le premier droïde qui avait franchit la porte et parvinrent à le convaincre de demeurer un tas de boulons inerte. Mais le bruit de servomoteurs à l’extérieur indiqua qu’il y en avait d’autres en chemin. Je compris aussitôt que si nous ne réagissions pas très vite, sous serions pris au piège dans la salle : il n’y avait qu’une seule issue!
Et il ne fallait pas compter sur une aide extérieure. Même si nous arrivions à tenir un peu, nous serions à court de munitions bien avant que les gars de l’armée de terre ne se présentent à l’entrée du bunker. Sans compter qu’il y avait le décompte de l’auto destruction. Caché derrière l'unité centrale je rassemblai mon courage.

- Mon Lieutenant il faut tenter une sortie ou on est fichu !

- Parfaitement d'accord, prenez le databloc avec vous ! Je vais lancer une grenade IEM. Courez dehors et donnez le code d’extraction au PCM. On vous couvre ! Préparez-vous à courir !
Grenaaaaade !!!

Le Lieutenant Hykes activa une grenade à impulsion électro magnétique et la jeta par l’encadrement de la porte. Nous nous attendions à entendre une détonation suivie d’un bruit de métal s’écrasant mollementa au sol, comme à l’entraînement. Au lieu de ça, nous vîmes la grenade revenir vers nous.

-Ils l’ont relancée ! Attention Grenade ! Grenade !!

A l’explosion de la grenade du lieutenant, un arc électrique zébra la pièce, électrocutant tout sur son passage dans de grands jets d'étincelles bleutées. Les troopers poussèrent des hurlements de souffrance et je vis tous les hommes du peloton à terre, geignant de douleur. Ils se roulaient par terre en se prenant la tête à deux mains. La grenade avait fait fondre les circuits de leurs casques et le voltage résiduel était en train de les griller à vif. Leurs blessures seraient superficielles s’ils maintenaient les yeux fermés. Mais la douleur elle, était d’une intensité extrême. Par chance, le fait que je me sois débarrassé de mon propre casque m’avait épargnée cette désagréable expérience.
Malheureusement, la grenade IEM nous avait suffisamment surpris pour que les droïdes tirent avantage de la situation. La vraie blessure avait été portée à notre vigilance. Deux droïdes assassins jaillirent dans la pièce et braquèrent leurs armes sur nous. Sans perdre une seconde, je vidai mon arme sur le premier qui s’écroula. Rechargeant, je vis le second droïde me mettre en joue pour m’abattre. Je su que je n’aurai pas le temps de finir de recharger.
Mais dans un souffle le droïde s’effondra, fauché par un trooper qui s’était jeté sur lui. C’était GJ1812B, malgré les deux tirs qu'il avait reçu en pleine face. A ma grande surprise la sentinelle n’avait pas été tuée sur le coup et employait ses dernières forces à me sauver.

« Cours »! Me lança t-il.

Sans plus hésiter je sortis en trombe de la salle et piqua le sprint de ma vie, poursuivis par des rafales de blasters. Je m’efforçais de semer mes poursuivants mais la tâche se révéla difficile dans l’obscurité. Après deux bonnes minutes de course je reconnu la sortie, mais quelque chose n’allait pas.
Non pas que les bruits de servomoteurs à ma poursuite avaient cessés. Le malaise venait de moi-même. Une fatigue intense saisissait petit à petit le moindre muscle de mon corps. Une violente nausée et la sensation que mon crâne allait exploser de douleur renchérirent.
Non pas maintenant… Un genou céda sous mon poids puis l’autre. Enfin, ce fut le corps tout entier. La migraine devenait insoutenable.
Je dois…
Cette fois, les ténèbres vinrent réellement à moi pour m'entraîner dans l'inconscience.

postée le 14-08-2012 21:04
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Chapitre XIII: Objectif Alpha

CHAPITRE XIII

Il y a des silences qui n'en sont pas. Ceux comme celui-ci, où les tirs et les explosions n’existent pas mais où pourtant une voix crie dans ma tête. Cette voix elle est là, présente, elle ne veut pas se taire. C'est celle de Mikaïl, elle me crie que ça n'en vaut pas la peine, qu'il n'est pas trop tard pour changer d'avis et faire demi6tour. Elle me renvoie aussi à des questions. Quelle est cette humanité que l’Empereur veut réellement voir triompher ? A la fin de la guerre civile intergalactique et de ses sacrifices endurés restera t-il seulement moralement des être humains sinon au moins des êtres qui le sont physiquement ? Est-ce seulement humain de recevoir la mort d’un camarade dans le contexte d’une guerre inhumaine ? Sommes-nous les sacrifiés ou les sacrifiables ? Autant de préceptes à revoir et de questions qui m’assaillent.
Je m’en veux. Je m’en veux de me poser ces questions dans ces circonstances. Au moins, elles m’occupent l’esprit et je peut faire un peu abstraction de la peur.

Les mains fermement jointes autour du Blastech ma descente aux enfers se poursuivait. Au royaume des défunts il n’y avait que des camarades pour m’accueillir, tous définitivement inanimé sur mon passage, et silencieux. Ils me guidaient à leur façon comme un flashback de leur vaillante lutte.
En suivant les traces de la batailles jonché de leurs dépouilles, j’atteignis une porte d’entrée marquée du symbole rebelle de commandement. Précisément celui que les renseignements impériaux nous avait apprit à identifier. Il ne faisait alors aucun doute que derrière, je trouverai les ordinateurs de contrôles de la base. Le dénouement de la mission était proche, peu importe son résultat. Dans quelques secondes j’entrerai et affronterai seul la résistance rebelle la plus acharnée protégeant ses plus précieuses informations. Ils ne laisseraient probablement rien n’y personne accéder à leur données. Même le dernier trooper d’une section d’assaut aussi brave et déterminé soit-il.
Sur le qui vive je m’approchai silencieusement et activait l’ouverture.

Je bondis à l’intérieur avant que la porte ne soit totalement ouverte. L'éclairage émise du haut plafond m’aveugla aussitôt. Les systèmes endommagés de mon casque de combat ne parvinrent pas à réduire suffisamment le contraste avec l’obscurité d’où je venais. Ébloui, je tirai à l’aveuglette sans m’arrêter sur des silhouettes que je manquai.

- Pour l’Empire !!

Mon arme vidé de son énergie, je portai alors ma main à ma cartouchière pour me munir d’un nouveau chargeur. C’est à cet instant précis qu’une ombre jaillit derrière moi. Elle m’entraina au sol. Plaqué par terre ma main tâtonna à la recherche du blaster qui m’avait échappé . Mais elles ne le trouva pas. De rage mes mains se crispèrent et je fis surgir une vibrolame mandalorienne de mon gantelet de combat, héritage des tous premiers commandos de l'empire. Je me débattis pour échapper, à mon agresseur, envoyant au hasard des coups de pied tout en guettant la moindre chair que je pourrai transpercer. J’étais presque immobilisé au sol mais je n’étais pas du genre à me laisser capturer sans me battre. Je parvins à me retourner sur le dos et voir le visage de mon agresseur. Le visage blanc d'un fantôme. C'était un stormtrooper !
Il me releva énergiquement alors qu’un second me saisissait par le plastron pour me secouer comme un prunier.

- Bon sang HD 5403H qu’est-ce qui vous prend de débarquer dans notre dos sans prévenir et de tirer partout comme un diable ? Comme si nous n’avions pas perdu assez de gars comme ça !

- Toutes mes excuses , je suis terriblement confus murmurai-je, tout penaud. Vos marqueurs n’apparaissaient pas sur mon HUD! mon Lieutenant, haletai-je tout désolé.

Hykes considéra mon casque quelques instants.
- Regardez-vous. Vous avez le casque à moitié défoncé, pas étonnant que votre HUD soit en rade. Débarrassez-vous de votre casque ! Il représente plus un danger qu’une protection maintenant. J’espère que votre cervelle n’est pas dans le même état.

- Je suis un peu sonné mais ça va aller. Pardonnez-moi encore mon Lieutenant.

Hykes m'ignora pour se retourner vers le trooper qui m’avait flanqué par-terre et se mit à l’engueuler.

- 1ère classe GJ1812B, vous étiez censé surveiller la sortie bordel !!

- C'est ce que je faisais avant de voir HD péter les plombs en déboulant ici, mon Lieutenant, rugit celui-ci. Je n'ai pas eu le temps de lui demander le mot de passe...

Tout honteux je fis revenir la vibrolame de mon gantelet dans son logement et portai mes mains au casque. Je l’ôtai avec une grimace de douleur. Je devais m'être fait une sacrée commotion, même si par fierté j'avais déclaré le contraire. Je me passai une main dans les cheveux. Elle ressortit ensanglantée. Ce que je craignais se confirmait : une saleté de commotion cérébrale. Avec le bol que je me connaissais j’avais sûrement un léger traumatisme crânien. Dans ce cas, d’autres symptômes viendraient par la suite, d’abord des nausées plus violentes, suivies par des vertiges. J’avais tout intérêt à retourner à bord du Revanche dans les meilleurs délais avant que les premières pertes de connaissances ne se manifestent…
Enfin, il fallait néanmoins voir positivement. Débarrassé de mon casque je pourrais enfin voir correctement.

Le centre de commandement était une pièce ronde de taille moyenne accessible par 4 sas blindés à fermeture magnétique placés aux extrémités. Au centre de cet espace à dominance gris acier, trônait un projecteur holographique géant. Il projetait dans les airs une carte stellaire. Sûrement celle de la région. Autour de lui, une série de panneaux de moniteurs électroniques et de terminaux informatiques semblables à ceux d’une passerelle de destroyer occupaient le moindre espace vacant. De nombreux écrans et indicateurs clignotaient tandis que autour 6 troopers, les derniers rescapés, s’y afféraient frénétiquement.


Un picotement dans les mains me rappela l’absence du blastech. J’effleurai mon ceinturon. Non ça c’est celui de Boreli… et ça c'est le pistolaser de JO .

- Vous cherchez peut-être ceci ?

Le Lieutenant me tandit le blaster non sans l’avoir furtivement examiné et noté le matricule y figurant.

- C’est celui du première classe QQ5441U. Dites moi, vous faites collection ou quoi ?

- C’était, monsieur.

- Pardon ?

- C’était celui de Mikaïl. Il est mort.

Même à travers son casque de combat, je pu l'entendre déglutir difficilement. Il ballaya de son regard l’ensemble des troopers rescapés et son ton devînt grave.

- Une bien mauvaise journée que celle-ci cracha t-il. Et Dieu sait combien elles le sont déjà toutes dans une guerre. Il ne tient qu’à nous de faire en sorte que le sacrifice de nos camarades ne soit pas vain. Vador aura ses plans et les rebelles le châtiment qu’ils méritent.

- Mon Lieutenant, avez-vous affronté des rebelles depuis que vous êtes rentré ? Je n’ai rencontré que des carcasses de droïdes.

- Aucun. Il n'y avait que des machines en guise de comité de réception. Des droïdes assassins. J’attends de ces ordinateurs qu’ils nous disent pourquoi. Mais nous avons un souci.

Il désigna les sas blindés.

- Dès que nous avons pu pénétrer dans le centre de commandement nous avons connectés nos datablocs, reprit-il. Là, ça a été la cata. Les trois autres sas se sont scellés immédiatement, les données des ordinateurs ont commencé à s’effacer et nos datablocs qui y étaient branchés ont été infectés par un virus informatique. Ils sont HS. Je suppose que nous avons dû enclencher des systèmes de sécurité autonomes.
J’avalai difficilement, ces mauvaises nouvelles ravivant un peu ma souffrance.

- Je le crois aussi. Dehors, nous avons été pris par surprise par un canon anti-personnel sorti du sommet du bunker. Le temps que je lui fasse sa fête, et le caporal Johanstson avait été durement touché. Speedy… je veux dire HO4006A est resté là-haut avec lui.

Il ne sembla pas prêter particulièrement attention à mon rapport. Peut-être que son expérience d’officier lui conférait un sens des priorités plus approprié à la situation. Ou du moins un sang-froid. Quoiqu’il en soit, il semblait pressé de changer de sujet et fixait maintenant avec intérêt mon ceinturon.

- Vous avez toujours votre databloc !! C’est le dernier en état de marche vous savez ? Il s’éclaircit la gorge. Visiblement vous avez certaines compétences non standards en matière d’électronique. Pouvez-vous vous débrouiller pour nous connecter à leurs bases de données sans risquer de contaminer votre databloc?

- Je ne sais pas, laissez moi jeter un œil à ces ordinateurs.

- Allez-y mais faites vite ou il n’y aura bientôt plus rien à rapporter sur le Revanche ! Les ordinateurs sont en train de formater leurs bases de données respectives. Et cela, à une vitesse impressionnante termina-t'il en pointant du doigt un écran avec une jauge de mémoire en diminution.

Je rejoignis avec empressement le petit groupe de troopers. Affairés devant divers écrans ils pianotaient machinalement sur les tableaux de commandes avec l’espoir vain d’annuler les procédures de sécurité. S'ils avaient de la chance, ils pourraient peut être même réussir à prendre le contrôle des batteries de DCA qui empêchait l'arrivée de renforts depuis les hangars du Revanche.
Méthodiquement, j’examinais scrupuleusement le matériel informatique. L’ergonomie des appareils n’avait rien de commun avec ce qu’on avait l’habitude de voir dans un poste de commandement tactique impérial. Il semblait de conception alien. J’ouvris un panneau de contrôle sur lequel était déjà affairé un trooper et entrepris d’en désosser le contenu.

- Hé mais ça ne va pas  HD ? Trouve-toi un autre terminal pour jouer au mécano.

- Négatif mon bon vieux TT1450X, j’ai besoin de celui-là parce que vous n’avez encore rien connecté là-dessus.
Reniflant mais soucieux de remplir notre mission, il récupéra le blaster qu’il avait déposé au-dessus de l’écran le temps d’explorer les fichiers en cours de suppression. Il le braqua en direction de la dernière issue encore accessible vers un assaillant imaginaire. La sentinelle championne de catch de tout à l’heure, alias GJ1812B, remarqua qu’elle était maintenant appuyée par un camarade et leva un pouce approbateur en direction de TT. 'rien à signaler'.

Je pris quelques secondes pour vider l’ordinateur de ses composants. Après un tri rapide j’identifiais le disque dur. Malheureusement je constatai qu’une puce électronique suspecte y était attachée. Sans doute un élément du dispositif de sécurité qui devait libérer immédiatement le virus vers le disque dur et non pas vers les ports de connexion comme je l’avais espéré. Ça aurait été trop simple d’avoir simplement à repartir avec les disques durs sous le bras…

- Vous avez quelque chose soldat ?

C’était encore Hykes qui venait d’apparaître dans mon dos.

- Non monsieur je ne peux rien faire. Les données des ordinateurs sont complètements contaminées. Les gars qui ont fait ça ont bien préparé leur coup.
Il jura.

- Mais il y a peut être une autre option à envisager. ajoutai-je aussitôt 

- Expliquez-vous  lança t-il impatient.

- Et bien, si l’on tient compte que les ordinateurs sont généralement mis en réseau dans une salle de commandement comme celle-ci et que si on a un peu de bon sens on doit bien conserver des sauvegardes et des archives quelque part. Alors il est probable que tout ce que vous voyez là soit relié un quelque chose de plus gros comme un serveur central.
Les troopers qui s'étaient interrompus pour suivre l'échange parcoururent des yeux la salle de long en large avec une moue dubitative. TT1450X alias TT secoua la tête.

- Je ne vois pas de grande armoire métallique pleine de feux clignotants observa ce dernier.

- C’est parce que le serveur centrale ne se présente pas forcément comme nous nous y attendons: à du matériel standard impérial. Ce matériel n'est peut être même pas de conception de firmes humaines. Regardez, leur dis-je en montrant le disque dur que j’avais extrait de l’ordinateur, la puce électronique qui a mis votre matériel au tapis est de conception… bothane.

Un silence de plomb tomba sur la salle. Les stormtroopers en étaient restés figés, à croire qu’un mot tabou avait été prononcé. Les yeux écarquillés, le Lieutenant Hykes parla comme si il était en proie à une blessante révélation.

- Les bothans ! ça expliquerait beaucoup de chose! L’espionnage de nos vaisseaux et les mystérieuses mesures de sécurités qu’a dû prendre le haut commandement à l'égard des équipages de navires. Pourquoi ne nous a t-on pas averti que les bothans fricotent avec les rebelles?

- Il y a plus grave, renchérit TT1450X, si des espions bothans travaillent effectivement pour la Rebellion ça explique pourquoi il n’y a plus personnes à part des droïdes ici. Ils ont dû informer les rebelles de notre arrivée. Peut être même que les informations que les Services de Renseignements de Coruscant nous ont transmises ont été piratées et falsifiées.


Cette remarque ne m’enchantait guère mais elle était on ne peut plus pertinente. Comment des spécialistes en analyse d’imagerie de reconnaissance auraient-ils pu rater autant de batteries anti-aériennes sinon? C’était bien trop gros. Le briefing avait comporté trop de lacunes, la mission avait été sabotée par les rebelles dès le début!
Un trooper interpella le Lieutenant. Apparemment il était parvenu à accéder à l’ordinateur qui gérait la sécurité du bunker. Le Lieutenant s’approcha de lui et après quelques manipulations un hologramme des plans de la bases apparu. Un cercle vert désignant la salle de commandement.

- S’il nous faut trouver un serveur central de conception bothane autant s’aider des plans. Quelqu’un la voit ?
Mais rien sur les plans n’y faisait référence.
GJ1812B, qui montait toujours la garde à la sortie intervint.

- Essayez un agrandissement mon Lieutenant. Pour voir où les 3 sas blindés mènent. On dirait que des tunnels se prolongent vers le Nord, le Nord-est, et aussi plus bas sous la surface du sol.
Hykes commanda l’agrandissement maximal. Et un malaise ébranla les troopers : les tunnels continuaient bien au-delà de la limite de la carte. Ce qui revenait à estimer la longueur des fameux tunnels à au moins 7 kms avec un temps soit peu d’optimisme. Peut être vers des sorties de secours ou pourquoi pas vers d’autres bunkers. En tout cas rien que nous pourrions explorer seuls. L’hypothèse que le fameux serveur central se trouvait par delà ces tunnels n’était pas très réjouissante. Si les rebelles avaient dressés des câbles reliant cette salle à un serveur central situé à des dizaines, voir des centaines de kilomètres de ce bunker, les bases de données seraient sûrement vides dès le premiers kilomètres à marche forcée que nous tenterions.
Encore fallait-il en plus pour ça parvenir à forcer les sas blindés et d'éventuels droïdes assassins cachés derrières. On pouvait dire adieu au contenu des bases de données, et tous nos camarades seraient bientôt morts pour rien.

- Si vous voulez je peux retourner à la barge récupérer un speeder bike. Ah pardon c’est vrai, il n’y a plus de barge ! Ricana acidement TT1450X.
Ce type de plaisanterie ne plut pas à Hykes qui retenait sa fureur.

- Gardez vos sarcasmes morbides pour vos permissions, trooper ! Si un temps soit peu que vous en désiriez. Des suggestions ?

- C’est à moi que sa dernière question s’adressait. Je n’y avais pas réfléchi jusqu’alors mais Jo hors de combat, mes aptitudes l’avaient peut être suffisamment séduites pour faire implicitement de moi son second désormais.

- Quitte à chercher n'importe où, autant commencer par chercher ici-même dans le centre de commandement. Le serveur central est peut-être tout simplement à proximité. Nos HUD savent repérer les émissions de flux électromagnétiques. Tous les appareils en émettent, surtout une unité-serveur centrale, donc en les réglant sur la sensibilité maximale on devrait pouvoir se guider. ça ne coûte rien d'essayer, de toute façon on aura jamais assez de temps pour explorer ailleurs.

-Super on va à la chasse aux œufs ! recommança TT. Dis HD, si je tombe sur un micro-onde ça fait 10 points ?

-Garde- le, comme ça tu pourras te faire cuire un œuf, crétin ! répliquai-je du tac au tac.

-Rendez-moi service TT1450X et Fermez-là, conclu Hykes. Contentez-vous de suivre les ordres, je ne le répèterai pas.

- Bien Lieutenant.

Il était temps qu’on en finisse. Les nerfs des gars et tout particulièrement ceux de TT et du Lieutenant commençaient à montrer des signes de fatigue. On ne pouvait leur en vouloir. Le succès de la mission en était réduit à une course contre la montre pour trouver un grain de sable dans la mer des Dunes de Tatooine. Les sacrifices étaient déjà lourds, ça ferait craquer n’importe qui.
Privé de l’amélioration sensorielle de mon casque je laissai le soin de balayer la pièce au reste du peloton. Je n’y croyais pas trop mais il demeurait néanmoins une infime chance que les rebelles aient installé leur unité centrale dans les parages. Et pourtant ce fut bien le cas. Un trooper me fit signe.

- J’ai un signal très fort sous le projecteur holographique.

- Laisse tomber c’est le projecteur lui-même qui émet des ondes lui-assurais-je

- Négatif c’est un signal bien distinct. Il y a quelque chose en dessous.
Pour illustrer ses certitudes il palpa le projecteur holographique à la recherche d’une commande quelconque qui semblerait suspecte. Jusqu’à ce que tout d’un coup le projecteur donna l’impression de sortir de terre pour s’élever. Il révél& sous-lui un curieux cylindre lumineux de verre et d’acier, de près de deux mètres de haut et un de diamètre.
Dans un moment de surprise le peloton leva un instant ses armes pour considérer la « menace » puis se ravisa, ébahit. L’unité centrale était là. La fin de la mission aussi.


postée le 13-08-2012 18:53
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Chapitre XII: Promesses et devoir

« L’empire se souviendra de ce sacrifice » me répétais-je en franchissant les lourdes portes blindées défoncées de la pyramide. Les couloirs contigus contrastèrent avec l’immensité de la forêt. J’empruntai des escaliers et m’enfonçai plus dans les entrailles du repère ennemi pour prendre conscience que le poste avancé rebelle était plus grand qu’il n’y paraîssait. Par moment des claquements de blasters et des cris lointains perçaient le silence. Alors affermant ma prise sur le pistolaser de combat rapproché, je n’eus pas d’autre idée que de m’orienter grâce aux sons étouffés des combats.
A de nombreuses reprises je dû enjamber les corps à tout jamais inanimés de mes camarades stormtroopers gisant sur le sol de pierre. Ces macabres découvertes, rendues encore plus sinistres par l’éclairage intermittent de rares néons incrustés à même le permabéton, me révélèrent à chaque fois la présence d’une multitude d’étranges perforations dans leurs armures. Si bien que je dû lutter contre la nausée. Une nausée par ailleurs encouragée pas l’hématome que ma chute avait occasionné tout à l’heure. Ce n’est que plus loin, près du cadavre éventré de ce qui avait été le toubib du peloton que je découvris l’origine de ces blessures fatales. Sous un monticule de débris causés par l’explosion de grenades, reposaient des squelettes métalliques. Il s'agissait vaisemblablement de plusieurs anciens modèles de droïdes assassins de type IG. Bien que désués, ces modèles équipés de blaster lourd à répétition incorporés coutaient une véritable petite fortune au marché noir. Quoi que les espions rebelles protégeaient, ils ne voulaient pas que cela tombe entre de mauvaises mains. En l’occurrence, les nôtres.
Je jurai intérieurement. Le toubib n’étant plus de ce monde, là meilleure option pour moi était maintenant de retrouver le groupe du Lieutenant afin d’en finir au plus vite avec cette désastreuse mission. Je poursuivi donc mon chemin, toujours guidé par les détonations d’armes de poing. Si jamais il m’arrivait de tomber sur une de ces machines de guerre, un pistolaser et un blaster ionique déchargé ne me seraient d’aucun secours. Il valait mieux retrouver vite fait le reste du groupe de Hykes pour ne pas faire de mauvaise rencontre.

Plus je me rapprochais de l’origine de la fusillade plus les tunnels témoignaient de la violence des combats. A chaque pas, les impacts de laser sur les cloisons murales se faisaient plus nombreux. Au point qu’à certains endroits la pierre était vaporisée. Les néons éparpillés en bris de verre sur le sol. Et ce qui m’inquiétait le plus dans tout ça c’était que je voyais de moins en moins dans l’obscurité.
L’étrange impression que les ténèbres venaient à moi finit par se concrétiser par la panne de ma vision nocturne. Un indice déconcertant sur le degré de dommages qu'avait encaissé mon casque de combat. Super… on n’y voit pas mieux que dans le cul d’un Bantha… Je fis la grimace... J’avais beau me forcer à serrer les dents pour combattre ma nervosité, les tremblements du canon de mon pistolaser d'emprunt me trahissaient. J’étais tellement concentré que le moindre éternuement aurait suffit à mon index pour presser la détente. La masse contre laquelle buta mon genou faillit m’y inciter.

Surpris, je manquai de tirer à bout portant sur un trooper adossé contre un mur. Je m’accroupis pour mieux voir et notai la couleur cramoisie de son plastron, malgré la faible luminosité. Ce même plastron continuait de se soulever à un rythme régulier.
« ça va aller mon vieux je suis là »

Je posai un genou à terre et entrepris de lui relever la tête. Malgré les filtres de mon masque, l’odeur âcre de chair brûlée me parvint immédiatement aux narines. Pas besoin d’examiner en détail ses blessures pour deviner qu’il agonisait. Un médipack usagé était posé à ses côtés. Il avait dû essayer de se soigner lui-même. Mon aide ne lui serait d’aucun secours même avec des conditions de visibilité optimales. Il était mourant.
Le soldat eut un mouvement de tête. Je lui retirai avec précaution son casque et reconnu QQ5441U: Mikaïl. Le doyen du peloton âgé de 45 ans.

- Ah HD ! Tas mis le temps pour arriver, ça a arrêté de pilonner dehors ?

- Oui. Que s’est-il passé? Où sont le Lieutenant et le reste du peloton ?

- Je ne sais pas HD. Il en venait de partout, des dizaines de droïdes assassins. Ils nous sont tombés dessus d’un coup comme ça, dans le noir. Quand nous avons réalisé que nous étions tombés dans une embuscade, le lieutenant a ordonné de faire feu à volonté et nous nous sommes dispersés.

En même temps qu’il parlait je lisais la terreur dans son regard. Un filet de sang s’écoulant de sa lèvre en une macabre illustration de ses propos. Il était en état de choc, sa voix trahissait sa peur.

- C’était terrible, à chaque couloir il y en avait de postés. Pas mal de copains ont été touchés et à mesure que l’on avançait je les entendais tomber et appeler à l’aide. Mais il fallait poursuivre coûte que coûte, tu comprends ?

J’acquiesçai. Evidemment que je comprenais, j’aurai fait la même chose. Arrêtez-vous sur place quelque secondes et vous étiez un homme mort. Et les camarades qui vous épauliez aussi.

- Et puis à l’embouchure d’un couloir je suis passé en avant-garde pour dégager le passage. Je suis tombé nez à nez avec un droïde. C'était un droïde assassin. La dernière chose que j’ai vu avant de tomber c’était son unique œil rouge qui me fixait.
Il s’interrompit pour cracher un autre filet de sang. Il reprit avec une grimace de douleur :

- Je ne sais pas si le Lieutenant est encore en vie. Ses lèvres tremblèrent de plus en plus. C’était de la folie d’entrer, j’aurais préféré crever sous les obus.

- Nous n’avions pas d’autre solution que celle du bunker pour se mettre à couvert et tu le sais. Allez accroche-toi. Les régiments de l’armée sont en train d’atterrir, il faut que tu tiennes le coup mon vieux !!

Il renifla sceptique.

- Oui, bien sûr…
Il y eut quelques longues secondes de silence. Les yeux dans les yeux. Nous savions tout les deux que si l’un de nous deux ressortait vivant d’ici, ça ne serait pas lui. C’était inévitable. Le cœur lourd je me relevais.

- Où vas-tu ? Gémit-il.

- Retrouver le Lieutenant et terminer le travail.
Il me saisit par le mollet.

- Mais tu es dingue ?! Tu n’as pas entendu ce que je viens de dire : ça grouille de machines à tuer là dedans !! Tu es encore vivant, beaucoup n’ont pas cette chance figure toi !! Alors profites-en, tire-toi, avant que ça ne soit les droïdes qui le « terminent le travail ».

J’inspirai profondément pour me donner du courage.
- Vador nous a confié une mission personnellement. Ces informations doivent être précieuses pour l’Empire. Rassure-toi je ne compte pas crever ici.
Il eu un regard mauvais; Je ne su dire où il avait été le plus blessé : dans sa chair ou dans son orgueil?

- Je l’emmerde l’Empire et ses magiciens qui en tirent les ficelles, grommela-t-il. L’Empire auquel nous avons prêté allégeance n’existe pas, il n’a jamais existé !! explosa le mourant. Tu sais, dans le peloton, nous n’avons pas tous eu le choix de nous engager volontairement comme toi, la fleur au fusil. J’ai quitté ma femme et mes enfants sur Tatooine seulement parce que je devais de l'argent à des voyous de Mos Esley. Sa peur s’étant muée en colère. Comme ça, je finissais de payer ma ferme tout en jouant de la réputation de l'Empire pour les maintenir loin de ma famille. Les autres gars eux, ont été enrôlés ou font leur service militaire. Nous venons tous d’endroits très différents et ces différences se retrouvent dans les motifs de notre présence dans l’armée impériale. Je sais ce que les rebelles ont fait à ta famille, on me l'a raconté et je comprends ta haine. Mais je t’en prie, ne fais pas le con et survit. Fais le pour nos camarades qui n’ont pas choisis de se battre et de mourir pour l’empire. Sinon, fais le au moins pour que quelqu’un puisse raconter à ma famille comment j’y suis resté. Dis à mes enfants que je les aime. Fais-ça pour moi, je t’en prie.

J’acquiescai lentement.

- Dans mon casier il y a une carte mémoire holographique destinée à ma femme avoua t-il. J'y racontais un peu ma vie dans le peloton. Donne-la lui. Elle est dissimulée dans la doublure du fond, je ne voulais pas que la police militaire tombe dessus et m’accuse d’espionnage ou je ne sais de quel autre ineptie.

- Je comprends. Tu peux compter sur moi.

Il me déposa la poignée de son Blastech dans la main et se colla le canon contre la tempe.

- Une dernière faveur. Aide moi à résilier mon contrat au service de l’Empire.

- L'Empire se souviendra de toi, répondis-je avec assurance.

- Peut-être.

postée le 12-08-2012 14:56
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[FAN-FIC] Chapitre XI : Epreuve du feu

Dix bonnes minutes étaient passées depuis que le peloton s’était engouffré à l’intérieur de la base et il n'y avait pas eu d'autres bombardement. Plus aucune communication n’avait alors filtré depuis les blindages de permabéton, jusqu’à nos comlinks. On dirait bien que ce bunker conçu pour résister à la plus sévère frappe orbitale n’avait aucun mal à demeurer imperméable aux ondes radios.
Dans les jumelles je fixais attentivement l’entrée. Par les portes blindés défoncées aux explosifs, je restais dans l’attente d’en voir surgir une silhouette familière qui nous donnerait le signal de gagner le bunker. Elle prit la silhouette du trooper HO4006U, alias « Speedy » comme on le surnommait entre nous. Il se posta dans l’encadrement de l’entrée de façon à pouvoir nous couvrir pendant que nous le rejoindrions. Je me levai.

- Allez, monsieur le Caporal c’est à nous de jouer.
Il ne bougea pas, le fusil-sniper pointé vers le sommet du bunker.

- Attends, fit-il avec le ton grave, j’ai un signal bizarre au sommet de l’entrée avec le mode infrarouge, regarde.

- Qu'est-ce qu c'est?

- Un espèce de halo lumineux, je ne sais pas ce que c’est.

A mon tour je ramenais les macrojumelles à ma visière pour identifier ce qu’il me rapportait. Mes yeux s’écarquillèrent d’effroi quand je réalisai la menace qui se dressait au loin devant nous : un marqueur laser nous prenait pour cible. J’eu juste le temps de lâcher les macrojumelles, de tirer Jo par sa cartouchière et de nous jeter en arrière quand une salve de plasma atomisa l’endroit où nous nous tenions une seconde plus tôt. Bien conscient que nous n’étions à couvert nul part face à un canon automatique antipersonnel monté en batterie, je tentai de garder l’équilibre mais le sol se déroba instantanément sous moi. Je fut entraîné dans la pente du et roulai en contrebas de la cuvette . Je fut stoppé net contre un rocher, la tête la première contre le roc. La violence du choc m’arracha un cri de douleur et ma vision fut envahie de tâche noire. Je sentis mes oreilles bourdonner.

- Dack !!! Où es tu ?! Qu’est-ce qui se passe ! Hurla Speedy depuis l'entrée du bunker.

- Il se passe qu’un foutu canon anti-personnel nous a tiré dessus crétin !! Lui lançai-je en tentant de chasser le brouillard naissant dans mon champ de vision. Il est sorti au dessus de toi et cette cochonnerie est automatisée. Vous avez dû activer des systèmes de sécurité en rentrant dans le bunker. Surtout reste bien planqué à l’intérieur car si tu montre le bout de ton nez il va aussi te prendre pour cible. Tu vois le caporal? Demandai-je tout en luttant pour ne pas m’évanouir de douleur alors que je me relevais difficilement à l’abri derrière le rocher.

Ce fut Jo qui répondit.

- Ici YC 5686A, je suis toujours en haut. Je…heu, je suis blessé mais ça va aller. Dack ?

Sa voix faible m’inquiéta. Etait-il grièvement blessé ?

- J’ai pris un mauvais coup sur la tête Caporal, mais ça peut aller. Je suis tombé dans le cratère à peu près à mi-chemin entre la crète et le bunker.

- Ok. Tu m’as sauvé vieux frère. Je crois… que t’as gagné la permission de me tutoyer… autant que tu veux.

Il avait gardé de l’humour ça ne devait pas être trop grave ; Je soupirai de soulagement.

- Ah ! Ah ! Ouah, ce privilège m’honore, je suis heureux de pouvoir te tutoyer durant les trente dernières secondes qui nous restent à vivre ; «  mon frère ».

Les tirs cadencés caractéristiques d’un fusil sniper de scout-trooper fendirent l’air depuis le haut de la crète de la cuvette. Je compris que Jo détournait l'attention de la tourelle ennemi de son mieux, pour me donner une chance de me mettre à l'abri dans le bunker. Pas un de ses tirs ne manqua le canon-antipersonnel. Malheureusement, ils ne le mirent pas hors service pour autant. Ces salopards de rebelles étaient affreusement bien équipés en matériel militaire. Et impérial en plus ! On savait désormais ce que devenaient les cargaisons des convois de ravitaillements qui n’arrivaient jamais à destination et les armes volées dans les dépôts de munitions de l’Empire…
Nous étions dans une impasse qui n’offrait qu’une seule issue : la mort.
Mon regard se porta sur le haut de la cuvette d’où Jo tirait sans discontinuer. A ce rythme, il arriverait bientôt à court de munitions. Et c'est moi qui avais son pistolaser !
D'où j'étais, je ne voyais furtivement que la lumière de ses tirs lasers. Il savait comme moi qu’il serait sans doute le premier de nous deux à être pris pour cible par la tourelle quand elle se déciderait à répliquer à ses tirs. La frustration me crispa tant, que la sueur qui me brûlait les yeux et mes maux de tête ne m’importaient peu. J'étais impuissant et je ne supportais pas cette situation. Mes mains se posèrent au blaster que j’avais au holster. Ce foutu blaster d'entraînement à ion.
A ions… Tiens ,tiens, t’es bien le couillon le plus chanceux de la galaxie toi !

-Continue à tirer Jo, hurlai-je dans mon comlink incorporé !!

Je sorti la tête et en une fraction de seconde vida le chargeur ionique sur le canon. Profitant des pannes temporaires causées sur ses sytèmes de tir, je sprintai vers le bunker à en perdre haleine. Dès que je fus assez prêt je dégoupillai ma grenade dorsale avant de la projeter en mode magnétique sur la tourelle.

« Grenade !!! »

Je me jetai à terre en prévision de l'explosion, les mains couvrant mon casque déjà cabossé. Un bruit sec et le canon antipersonnel fut déchiqueté en shrapnels qui me labourèrent l’armure en retombant. Décidément elle m’aura emmerdé jusqu’au bout cette saloperie cybernétique.

« Cible détruite ! Beau travail d'équipe » annonça Speedy.
Encore tout haletant, mais soulagé je me relevai tout heureux d’être encore entier. En dehors des simulateurs de combat c’était ma toute première expérience de guerre. Il s’en était fallu de peu pour que ça soit la dernière. Speedy alias HO4006A, s’avança au petit trot à ma rencontre en jetant des coup d'oeil satisfaits sur la carcasse fumante surplombant le bunker. Il me congratula en ajoutant qu’il n’oublierait pas cet exploit héroïque de sitôt. J’appellai le Caporal pour l'inviter à nous rejoindre. Pourtant seul des parasites me parvinrent en réponse.
Inquiets Speedy et moi nous hissâmes au sommet de la cuvette grâce à nos grappins à, sa recherche. Je fus pris de panique de ne pas le retrouver immédiatement dans les fourrés à demi-carbonisés et les arbres renversés par les tirs de mortiers et les tirs du canon anti-personnel que nous avions essuyés. Speedy le retrouva avant moi.

« Par ici HD 5403H, viiite !! »

Je le trouvai agenouillé auprès du Caporal. Celui-ci était affalé contre un arbre qui été tombé. Sur le ventre, il été maculé d’une boue vermeil. Affaissé sur lui-même, Jo paraissait inconscient, la main droite demeurant cramponnée à la crosse de son fusil. Je fus frappé de stupeur à la seconde où je notai l’absence de ses membres inférieurs. Par réflexe je sortis immédiatement mon médipack personnel pour le passer à speedy déjà attelé à apporter les premiers secours à notre camarade.

« Bon dieu…fis-je complètement choqué, incapable de prononcer un mot.

- Oui… aquiesca sombrement Speedy. Il va probablement perdre aussi son bras gauche soupira t-il en notant une fracture ouverte au coude. ça, ne peut pas être le résultat de tirs antipersonnels. Je crois qu’au moment où la tourelle vous a tiré dessus, elle à dû atteindre un obus non-explosé du bombardement de tout à l’heure. Il sortit des compresses du médipack. Il a du pot d'être encore en vie.

- Je vais t’aider, qu’est-ce que je peux faire ? demandai-je avec empressement.

- Je ne trouve pas sur lui son médipack, il a dû le perdre. Fouille les alentours.

- Je sais que la procédure veut que l’on utilise en priorité celui du blessé, mais on n’a pas le temps de jouer à cache-cache.

- Tu ne comprends pas! geignit Speedy. Vu comment il est salement blessé, nos deux kits réunis ne seront même pas suffisants ! Dans pareil circonstance il devrait se faire évacuer par capsule médicale dans un transport adapté. Mais tu sais comme moi qu'on n’aura pas de navette avant que les autres pelotons aient sabotés ces foutus canons anti-aériens...
Comprenant qu’il disait vrai j’examinai les alentours et par chance je revins avec le précieux médipack.

-Alors ?

-Par miracle j’ai réussi à stopper les hémoragies avec les compresses hémophiles et des garots. Mais son pouls est très faible. Il a perdu beaucoup de sang et je n’ai plus de bacta pour en synthétiser.
J’ouvris le dernier médipack et en sorti une poche de bacta afin de l’appliquer moi-même. Mais Speedy m’en empêcha.

Il me saisit par les épaules et me secoua afin d’apaiser mon malaise. Derrière sa visière se yeux se fixèrent sur les miens.

- Négatif ! Rends-toi au bunker, je m’en occupe. Rejoins le groupe et reviens avec le toubib. Je vais tâcher de le stabiliser.

- Pas question, tu ne pourras pas le stabiliser tout seul répliquai-je! Son état est trop critique.

- Ne fais pas l’imbécile Dakoa. Le Caporal Johanston t’aurait dit exactement la même chose à ma place. Je vais prendre soin de lui en attendant les secours, il s’en sortira je t’en donne ma parole.

Tiraillé entre la raison et la souffrance j’acquiesçai maladroitement. Une boule douloureuse se forma dans ma gorge et ne voulu plus s’en déloger.

- Très bien, je compte sur toi. Mais alors s’il te plaît essaie de…enfin…de retrouver le reste…balbutiai-je en désignant maladroitement les moignons à vifs. Sur le Revanche, avec la médecine moderne tu sais…

Il considéra très sérieusement mes paroles bien que nous savions tout deux que je me voilais la face. Sur un juron je me décidai à me rendre au bunker. Je ne pus m’empêcher de jeter un dernier regard vers le corps mutilé de celui que je n’aurai pas eu honte de nommer mon meilleur ami. Ce corps mutilé, maculé de sang et de terre dont la douloureuse vision marquerait mon esprit au fer rouge de la barbarie de la guerre. La guerre que l’on croyait connaître en théorie, par l’entraînement, mais dont la pratique en était la leçon la plus amère. Je tournai les talons, m’exerçant à chasser vainement la scène insoutenable de ma mémoire.
Une seule chose me donna le courage de poser un pas devant l’autre à ce moment là. Ce fut la pensée magnifique que là où certains auraient pu voir les lambeaux d’une moitié d’homme, moi, j’avais reconnu un demi-dieu…


postée le 11-08-2012 12:53
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[Fan-Fic] Chapitre X: L'Assaut


Postés en arc de cercle sur plusieurs dizaines de mètres nous attendions donc dans des trous creusés à même le sol. Les armures barbouillées de terres et dispersés dans la végétation environnante je commençais à trouver le temps long. Le plus agaçant était de devoir rester le plus immobile possible pour éviter de nous faire repérer.
Patienter, attendre, endurer, espérer, souhaiter, prévoir… la vie d’un militaire c’était avant-toute chose l’immobilité spatiale dans la continuité indéfinie du temps. Et ça ne s’arrangeait pas quand on faisait partie de l’élite des commandos. J’espérais ne pas avoir à attendre la journée entière. Devoir assouvir des besoins naturels dans l’immobilité la plus totale ne me réjouissait guère. Le fait qu’on y était entrainé n’y changeait rien.
Pour tuer le temps je repassais les images de ces dernières heures en boucle dans ma mémoire. Le fait était que j'essayais désespérément de comprendre comment l’arme de quelqu’un d’autre s’était retrouvée dans mon holster. Toutefois les reconstitutions mentales de mes derniers passages à l’armurerie ne m’apportèrent que d’avantage d’incertitudes. Je broyais par conséquent du noir en m’apercevant que nous entamions notre deuxième heure de guet.

Une explosion dans le lointain nous parvînt comme un coup de tonnerre. Nos comlink de casque bipèrent aussitôt. C’était le copilote depuis le site du crash.

-Et encore une batterie de DCA en moins !! Mais j’ai bien peur qu’avec ces satanées DCA automatiques ça ne soit « une de perdue dix de retrouvées ».

-Pourquoi ça ? demanda la voix du Lieutenant.

- Les pelotons déployés ont encore identifié 6 batteries de DCA durant la dernière demi-heure, toutes automatiques. Ça porte leur nombre de batteries encore à saboter à 8! C'est pas fini...

-Magnifique… Il ne devait y en avoir au maximum seulement deux lors du briefing... Faites-moi penser à remercier le service des renseignements pour leur efficacité !

-Je n’y manquerai pas, répondit la voix compatissante du copilote. Et de votre côté comment ça se passe mon Lieutenant ? L'Etat Major demande un rapport de votre situation.

Je vérifiai dans les macrojumelles : évidemment l'entrée du bunker ne s'était pas envolée comme par magie. Elle était toujours là, trônant au centre de la cuvette. Portes scellées et silencieuse. On en aurait presque pu entendre les mouches voler...

- Les rebelles nous interdisent toujours l'accès au bunker, mentit Hykes. Ils nous opposent résistance acharnée dans les bois. Nous peinons à avancer. Sans renfort j'ai bien peur que nous ne puissions prendre l'avantage. Dites à Crylan d'ordonner aux autres pelotons de se manier de faire sauter les dernières batterie de DCA. On a besoin du renfort des régiments de l'armée !!

- A vos ordres, je transmets. Poste avancé, terminé.

La communication avec le site du crash qui nous servait à présent de relais prit fin sur un bip parasité. Nous n’étions pas prêts de bouger de là.
Le lieutenant Hykes rampa à notre niveau, entre Jo et moi.
- Du mouvement ? demanda t-il au caporal qui scrutait attentivement les alentours du bunker à travers la lunette de son fusil de précision.

-Négatif mon lieutenant tout est calme. C'en est même sinistre. La nuit tombera dans environ 4 heures standards et je me demande si les régiments de l’armée auront atterri d’ici là. Vous comptez raconter à notre pilote que nous n'avons pas atteint l'objectif pendant encore combien de temps ?

- Si tu as une meilleure idée soldat, je t'écoute. Peut être veux-tu prendre d'assaut le bunker à toi tout seul ? Je t'en prie tente ta chance ! On verra bien ce qui se passe... marmonna Hykes plein de sarcasmes.

- Ce qu'il veut dire, mon Lieutenant c'est que nous sommes d'accord avec vous, intervins-je. Y aller avec un effectif aussi réduit serait du suicide et n'apporterait rien sur un plan stratégique. C'est juste que tôt ou tard, Crylan saura que nous nous trouvons en fait à quelques mètres du bunker et que nous n'avons pas croisé l'ombre d'un rebelle depuis qu'on a atterrit ici... On risque de se faire remonter les bretelles sévèrement par l'Amiral!

- Et moi ce que je veux dire trooper HD 5403H, c'est que je préfère être dégradé pour avoir sauvé vos culs que me faire descendre pour rien.

- De toute façon j’ai l’impression que toute l’opération va de travers, renchérit Jo. D’abord notre largage sans un minimum de soutien aérien, ensuite les informations bidons sur les défenses rebelles et maintenant des ordres d'attaque en infériorité numérique d’un bunker plein de foutus rebelles. Nous n'avons même pas l'équipement adéquat vu que nous devions à l'origine nous occuper de ces DCA ! Tout ça pour des documents qui ont dû être mis à l’abri, sinon détruits dès notre sortie de l’Hyperespace...

Le Lieutenant répondit pensivement.

- En effet c’est curieux.

- Pardonnez-moi mon Lieutenant mais j’ai du mal à comprendre. Qu’est-ce qui peut bien justifier notre sacrifice aux yeux de l’Amiral et du Général Crylan. De nouvelles médailles?

- Pas seulement se rembrunit le lieutenant. Ils craignent Vador. Nous savons tous que le seigneur Vador traque avec obsession les rebelles depuis qu’ils ont lâchement tendu une embuscade au navire du Grand Moff Tarkin dans le secteur de Yavin, il y a de cela 6 mois. La détermination de Vador n’en est que plus forte du fait qu’il était étroitement lié au Moff. Il l'a vu mourir durant la bataille! D’après moi, il cherche à se venger en remuant ciel et terre dans tous les services impériaux. Pour dénicher la moindre info susceptible de le mener au QG rebelle, Vador est capable de n’importe quoi. Au point de dégrader des officiers supérieurs qu’il jugerait incompétent. Et les rumeurs témoignant d’exécutions sommaires d’officier supérieurs de la propre main du Seigneur Vador ne font rien pour rassurer Crylan et l'Amiral. Ils sont même persuadé qu'il a des pouvoirs magique de Jedi...

Le caporal Johanson renifla de dédain, l'air peu convaincu. Il ne fallait pas exagérer. La race Jedi s'était éteinte depuis déjà bien longtemps et le dernier souvenir que l'on avait d'eux était celui d'une secte religieuse pleine de traitres.

Des sons lointains s’amplifiant empêchèrent JO de répondre. Paniqués, certains troopers ouvrirent le feu au jugé.

Un trooper comprit soudain ce qui se passait.
« Mortiers !!!!!!! »

Des explosions assourdissantes se déchainèrent autour de nous qui rendirent muets la faune environnante. Le sol semblait céder sous nous tandis que les impacts d’obus nous enterraient vivants sous des tonnes de gravats. Jo hurlait des demandes de rapports de pertes alors que le Lieutenant tentait via le copilote resté sur le site du crash de localiser sur la position des batteries d’artillerie ennemies. Le vacarme des explosions l’obligea finalement à renoncer à essayer de se faire comprendre par radio. Il me tendit alors ses jumelles de commandement en me désignant du doigt.

«Toi, observateur ! »
Il désigna à son tour Jo.

« Toi , tireur ! Couvrez-nous ».
Puis se levant d’un bond il fit comprendre aux troopers que notre seule chance pour échapper au bombardement était de passer à l’assaut du bunker pour s'y mettre à l'abris du déluge de bombes.

« Soldats avec moi ! Pour l’Empire !! »
« Pour l’Empire !! reprirent les gars »

Ils s’élancèrent comme un seul homme vers le bunker à l’abri de fumigènes lancés pour masquer leur progression. Resté en arrière pour les couvrir, Joe et moi suivîmes leur avancée avec inquiétude. S'était le moment rêvé pour les rebelles de tirer le peloton comme des lapins pendant qu'il descendait la pente de la crète jusqu'au centre de la cuvette. Grâce à la vision infrarouge de mes jumelles et de sa lunette je fut rassuré de ne détecter aucun rebelle, ni aucun tir en dehors de celui des bombardement. Deux troopers firent sauter à l'explosif les lourdes portes blindés puis leur signature thermique disparut au cœur des entrailles du bunker. Ils furent bientôt suivis par le reste du groupe. La fumée finit par se dissiper peu de temps après, et les bombardements prirent fin quelques instants plus tard. Jo dû lire dans mes pensée car il réduit à néant mon soulagement :

-Ne te fais pas de fausses idées, les rebelles sont juste en train de recalibrer leurs mortiers pour nous transformer en trou fumant à la prochaine séquence de tirs. Si on ne gagne pas rapidement le bunker nous aussi, tu peux être sûr que l’on retrouvera bientôt le plastoïde de nos armures jusqu'à Coruscant…

- T’as le chic pour redonner espoir dans les moments critiques toi !

-Je t’ai déjà dit que l’on vouvoyait un supérieur quand on était encore qu’un trouffion de seconde classe. Et si tu veux te réjouir d’une chose dis-toi que c’est un miracle que personne n’ait était blessé dans le bombardement…

-VOUS n’avez pas tort, Caporal.
 
-…bien que nous crèverons tous dans le bunker de toute façon.

- Pff…

postée le 10-08-2012 17:00
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Chapitre IX: reconnaissance

L’objectif alpha avait beau n’être qu’à deux kilomètres, nous ne progressions pas aussi vite que prévu tant le terrain était escarpé. L'éventuelle présence de sentinelles nécessitait de la vigilance. Or il n'était pas évident de rester attentif aux alentours alors qu’il fallait de surcroit regarder où l’on mettait les pieds. Les deux stormtroopers de tête étaient déjà tombés par deux fois en s’empêtrant dans des racines d’arbres quand je trébuchai à mon tour.

- Et mer… jurai-je, en finissant ma phrase les quatre fers en l’air.

Une poigne puissante eut tôt fait de me remettre debout.

- Je vous remercie mon Lieutenant.

- La prochaine fois attendez que je l’aie ordonné avant de vous jeter à couvert railla t-il.

J’allais répondre à ce reproche quand je sentis à travers sa visière son regard se poser sur mon holster où était glissé le blastech modifié de Boreli.

- Soldat, tonna t-il, je peux savoir pourquoi vous n’avez pas votre blaster dégainé ? Vous savez que l’on peut tomber dans une embuscade à tout moment.

Incapable de lui dire la vérité au risque de m'attirer ses foudres j'optai pour un compromis dans ma réponse
-Il… il est enrayé monsieur menti-je. Vous savez, l’atterrissage…

Le lieutenant secoua la tête, agacé.
- Alors c’est pour ça que vous trimballez partout le pistolaser du caporal ? Vous auriez dû m’en parler plus tôt, un des gars resté en arrière vous aurez passé son E-11. Il frappa sa cuisse d'exaspération. A présent il est trop tard pour rebrousser chemin ! Continuons. Il reprit sa marche en grommelant dans sa barbe.

Jo me tapota l’épaule d'un air complice.
« Il ne t’as pas descendu sur place. Je crois qu’il t’a à la bonne, pouffa t-il »

La progression tumultueuse dans cette forêt dense se poursuivit un bon moment. Elle commençait à me taper sur le système (au sens propre comme au figuré). Mais heureusement elle finit par s'achever avant que mes nerfs ne craquent. L’avant-garde stoppa net alors nous émergions de la forêt pour aboutir sur une crête rocheuse.. Tout le monde plongea aussitôt au sol à ce signal, et se mit à ramper pour former une ligne, blasters braqués en contrebas.

-Nous arrivons lieutenant. Le bunker est en vue à quelques centaines de mètres en bas, en plein centre dans la cuvette annonça un des éclaireurs.
Je me saisis de mes macrojummelles et me les plaquèrent contre la visière, pour observer les alentours de l’objectif. Situé en contrebas dans une sorte de cratère d’un rayon approximatif d’un kilomètre et demi, l’entrée principale du bunker souterrain se présentait témérairement en son centre. C’était un genre de pyramide blindée de quelques cinquante mètres de côtés dont le sommet était plat. Aussi simple que mystérieux, l’édifice extérieur n’avait rien de rassurant. L'endroit qui évoquait pour moi un entonnoir sinistre ne me rassurait pas plus. En dessous devait être dissimulé un complexe largement plus imposant. Il était tout aussi curieux de ne repérer aucune autre issue. Et dire que le Général Crylan insistait pour qu’on prenne ce truc avec un effectif réduit. On courait droit au massacre.

Hykes prit la parole au moment où nous nous préparions à nous disperser pour attaquer.
- Votre attention s’il vous plaît lança t-il à notre attention. Vous connaissez nos ordres : investir le bunker Alpha, copier leurs bases de données et tenir la position jusqu’à ce qu'arrive la relève. Cependant au risque de surprendre… j’ordonne de désobéir à ces ordres au nom du bon sens.
Les troopers se jetèrent des regards surpris.

-Vous voulez dire que vous annulez la mission? Dans ce cas pourquoi avoir fait mouvement jusqu’ici mon Lieutenant ? Nous risquons la cour martiale ! s’étonna le caporal.

-Je suis certes votre officier mais j’estime que dans pareil cas, un officier ayant un minimum de respect pour ses hommes se doit de réfléchir avec sa tête plutôt qu’avec ses galons. Ce que ne fait pas Le général Crylan ! Nous nous contenterons donc de former un dispositif offensif sans pour autant attaquer. Nous y attendrons les renforts débarqués dès que les autres pelotons auront fait taire toutes les batteries de DCA. Leurs histoires d’espions, Vador et la flotte n'ont qu'à se la mettre où je pense. Dans vos rapports vous affirmerez que le détachement s’étant trouvé heurté à une résistance acharnée, nous n’avons eu d’autre choix que de patienter jusqu’à l’arrivée de l’armée. De toute façon il l'y aura pas d'autres témoins que nous pour contredire cette version. Y a-t-il des oppositions ?

Il venait de désactiver de manière ostentatoire la sécurité de son blaster. Ce geste était lourd de sous entendu et personne n'essaya de le contredire...

Agitant avec nonchalance son blaster il ajouta :
-Tant mieux. Dans le cas contraire il y aurait eu des morts...

Tout le monde avait comprit le double sens de ces propos. Il n’était pas question de défier le Lieutenant. De toute manière, attaquer dans ces conditions n’aurait enchanté personne. Le meilleur choix avait été prit par le lieutenant, encore une fois. Il valait mieux passer devant rester le tribunal militaire que d'être tués inutilement aux champs d'honneur au nom de l'Empereur. Le véritable empereur dans notre hiérarchie de l’estime, c’était décidemment bien lui , le Lieutenant Hykes.

postée le 09-08-2012 18:41
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Chapitre VIII: Le choix d'un chef.

Le lieutenant Hykes sortit en trombe du cockpit. Il était fou de rage et n'essayait pas de le dissimuler. Il lui incombait de choisir à présent la destinée des hommes qui l'accompagnaient. Eux qui croyaient en lui et pour qui il était presque un père. A l'image des blessés que l'on tri, il allait devoir choisir qui allait vivre et qui allait mourir en lz suivant dans une mission suicide.

Il fit rassembler les hommes avant de former soigneusement deux groupes. Le premier comptait le copilote et les effectifs souffrant de blessures ou de détériorations sérieuses de leurs équipements de combat. Le deuxième comprenait le reste du peloton. Il expliqua que le premier groupe handicapait trop la mission et devrait défendre le site du crash sous le commandement du copilote afin de servir d’intermédiaire radio entre le PCT et le deuxième groupe. Le deuxième groupe poursuivrait la mission.
Jo me glissa à l’oreille que le Lieutenant n’avait pas confié la responsabilité du détachement de défense au copilote par hasard. Il en profitait ainsi pour lui détourner l’esprit de la mort d’un être cher. En plus, ce n’était pas un combattant aussi expérimenté que nous, il ne savait pas comment nous fonctionnons et nous aurait gêné au plus fort des combats. Par contre, il saurait parfaitement commander un détachement et défendre un périmètre de défense simple. C’était de la stratégie de base que tout militaire au service de l’empire maîtrisait dès les premières semaines de son entraînement militaire et c'était dans ses cordes. Le choix était judicieux.

Le copilote se plia aux ordres du lieutenant sans poser la moindre question et déploya son peloton selon ses suggestions. Le détachement « défense » rapidement inspecté, le Lieutenant donna au sien l’ordre de se mettre en marche en direction du sud. Pour nous l’action allait débuter. Nos camarades seraient très bientôt vengés et le seigneur Vador serait satisfait. :-a

postée le 08-08-2012 21:16
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Chapitre VII: La mission

Chapitre VII: La mission

Le Lieutenant Hykes, flanqué de son nouveau second fit irruption dans le cockpit juste au moment où nous essayions de rentrer en contact avec le Poste de Commandement Tactique du centre opérationnelle basé à plusieurs milliers de kilomètres de.
-Au rapport trooper HD 5403H !
-Mon Lieutenant, nous venons de terminer les réparations d’usages et allions tenter d’établir une liaison sécurisé avec le PCT, répondis-je.
-Très bien, poursuivez.
Je pianotai quelques touches.
-Nous émettons monsieur…
-Vous êtes certains que nous ne risquons pas d’être interceptés par l’ennemi ?
-Peu probable monsieur. Il leur faudrait plusieurs jours pour décrypter l’algorithme de codage que j’ai utilisé sur la fréquence, et cela avec du matériel très sophistiqué.
-Je l’espère pour vous soldat. Car dans le cas contraire c’est le débarquement des régiments de l’armée que vous mettriez en danger. Nous compris.

Cette remarque me rendit quelque peu claustrophobe dans mon armure de combat. Le sort de tout un assaut planétaire dépendait de réglages que j’avais apportés en toute hâte. Et si j’avais commis une erreur d’encryptage ? J’allais lui proposer un check up complet quand le bip de la radio m’en empêcha. La voix d’un contrôleur télécom résonna dans l’espace confiné du cockpit. C'était une voie féminine au sérieux tout militaire.

-Poste de commandement tactique à vous. Transmettez codes d’identification je vous prie.

Le Lieutenant s’approcha de l’interphone de la radio et pressa le bouton qui lui permit de répondre.

- Identification vocale requise : « Omega-Bantha-Charlie-Corelia. »

Quelques secondes interminables passèrent pendant que le contrôleur vérifiait les mots de passe associé à l'empreinte vocale.

- Identification vocale réussie peloton B. C’est bon de vous entendre de vive voix Lieutenant ! Nous vous croyions perdus.

Le lieutenant se força à rire.

- Au sens propre, nous le sommes je dois dire. Nous nous sommes écrasés je ne sais où après avoir encaissé un tir de DCA. La plupart de nos équipements sont HS et nous avons subis des pertes en effectifs considérables. Qu’en est il du peloton A avec lequel nous devions faire jonction avant de passer à l’attaque du site Alpha ?
- Restez en ligne peloton B je vous passe le Général.

Hykes se retourna vers nous, soudain choqué. Si le Général Crylan prenait la peine de commander personnellement en donnant directement les ordres au peloton de vive voix, cela ne pouvait que signifier une chose : Le plan ne se déroulait pas aussi bien que prévu.

-Lieutenant Hykes, c’est vous ?
-Affirmatif mon Général. Je vous reçois fort et clair !
-J’ai tout entendu, bon écoutez. En comptant la votre, seulement cinq barges sur douze ont réussis à débarquer leur peloton sans encombre. Le peloton A compte parmi les disparus. Inutile de vous dire que nous avons grandement sous-estimé leur défense anti-aérienne.

Sans blague… Quelle idée de débarquer sans couverture aérienne ni même de bombardement orbital préventif ! L’amiral avait peut être voulu prendre les rebelles de vitesse par une attaque surprise, c’était réussi... !

-Quels sont vos ordres mon général ?
-Les pelotons C, E, I et J on été redéployés pour une mission « Recherche et Destruction » de toutes ces foutues batteries anti-aériennes. C'est une priorité absolue. Il est primordial de débarquer le gros des troupes dans les meilleures conditions, nous avons déjà subis des pertes conséquentes. Une fois que les régiments de l’armée seront-là, ils passeront au peigne fin les secteurs alentours. En attendant pour ce qui est du peloton B, rien ne change : je veux qu’il investisse sans plus tarder le QG de l’avant-poste rebelle et qu’il y récupère toutes les données utilisables. Faites-vite Lieutenant Hykes, les rebelles sont certainement déjà en train de détruire leurs documents et vous êtes les mieux disposés pour les en empêcher!! Ces renseignements sont vitaux pour démasquer les espions rebelles cachés au sein de l’Empire !! Nos observateurs rapportent que vous êtes tombés bien plus près du site alpha que prévu : environ 2 km au nord. Ce qui explique le maintien de vos ordres contrairement aux autres pelotons plus éloignés.

Le Lieutenant fit la mou.

- Pardonnez-moi mon Général mais on dirait que nous nous soyons mal compris : Nous n’avons aucune information sur le type de résistance que nous allons rencontrer là-bas. Il me semble mal approprié de poursuivre l’opération au point Alpha sans le soutien minimum d’un autre peloton au complet. Je n’ai qu’à ma disposition moins d’une vingtaine d’hommes aptes au combat et je… Enfin, nous ne sommes pas en mesure d’assaillir avec succès un bunker où peut être retranché près d’un demi-millier de soldats rebelles ! Sans compter qu’ils connaissent le terrain mieux que nous et ils savent que nous arrivons. Les pertes risquent d’être excessivement lourdes !

- Non Lieutenant, on dirait que c’est plutôt moi qui me suis mal fait comprendre. Je ne vous ai pas demandé de survivre mais d'accomplir cette mission: me faire parvenir le contenu de leurs bases de données. !! Démerdez-vous comme vous le voulez mais je veux que vous me les fassiez parvenir !! Je veux que vous accomplissiez votre devoir envers l'Empire. Si cela était irréalisable je ne vous le demanderais pas !! N’oubliez-pas que vous êtes l’élite impériale ! Rien n’arrête les stormtroopers, l'auriez-vous oublié ? Chacun d’entre vous vaut bien  dix rebelles!

Derrière moi j’entendis Jo grogner à mon oreille :
« Super ça ne fait jamais plus qu’un rapport de 200 contre 500… Si nos généraux ne savent même pas compter, on est dans une belle panade…»
Je secouai la tête également de dépit alors qu’à la radio, le ton de la discussion entre les deux officiers grimpait dangereusement.

Le lieutenant frappa du poing sur la console, faisant par grésiller mon dispositif radio improvisé. Ce n'était pas le genre d'homme à qui on ordonnait n'importe quoi. Pourtant, nous qui servions sous ses ordres, savions qu'il était le plus brave d'entre nous quand la mission l'exigeait. Encore fallait-il que pour ça, le jeu en vaille la chandelle.

- Il est hors-de question que je mène mes hommes à l’abattoir dans l’infime espoir d’arriver à temps pour récupérer je ne sais quel document, même « vital » ! Je regrette mon général mais je ne me suis pas engagé pour être le meurtrier de mes propres troupes. Je dois déjà supporter d’être celui de soi-disant insurgés et cela me suffit amplement !!
A la fin de sa tirade il tressaillit, prenant conscience immédiatement que sa déclaration pouvait le conduire tout droit en cour martiale. Dans pareil cas, j’étais sûr que le peloton tout entier ne le laisserait pas tomber. Mais serait-ce suffisant pour lui épargner un peloton d'exécution ?

Le Général Crylan ne répondit pas tout de suite. Mais quand sa voix revînt, elle était encore plus assurée et plus glaciale qu’auparavant.

-Comprenez-moi bien Hykes, je ne vous donne pas cet ordre avec plaisir. Loin de là. A vrai dire, j’aurais répondu la même chose à votre place à l’Amiral et c’est tout à votre honneur. Mais si je ne vous fais pas mettre aux arrêts sur le champ c’est uniquement parce que vous ne savez pas que la mission qui nous a conduite ici vient de suffisamment haut pour considérer comme acceptable la perte de quelques commandos. Aussi bons et estimés soient-ils.

Cette fois, notre valeureux lieutenant ne sut que répondre.
- C’est le seigneur Vador en personne qui est l’instigateur de la mission sur Oron III avoua alors le Général Crylan. Il vaut mieux ne pas le décevoir. Je me trompe ?

Le désarroi qui nous habitait se mua aussitôt en peur à l’énonciation du plus impitoyable serviteur de L’Empereur. Tout le monde savait ce qu’il en coûtait de lui désobéir ou de lui faillir. Il y avait un autre aspect intimidant à apprendre qu’il était à l’origine de l’opération : pour beaucoup de stormtroopers, le prestigieux 501ème régiment de stormtroopers, SON régiment, était un modèle d’excellence que nous envions tous. Mieux : nous rêvions tous de l'honneur de l'intégrer un jour. Refuser d’obéir au Seigneur Vador quand on était un stormtrooper, cela aurait été contre tous nos principes. Le général nous laissa un court moment pour digérer la révélation.

Le Lieutenant se savait au pied du mur. Appuyé à 2 mains sur ce qui avait été le tableau de bord, sa tête s'affaissa. Il lui coûta d'articuler son ultime réponse.

-A vos ordres mon général…

postée le 07-08-2012 20:25
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