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Bienvenue sur le journal de bord du ladyluck. Cet espace est dédié à la réflexion et au débat portant sur le monde dans lequel nous évoluons. Pour une présentation intégrale de ce blog merci de vous reporter au message n°1.
Bon voyage!

PS: Le premier qui touche aux commandes de mon bijou, je te l'expulse par le sas ;)

 





 
 
 


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Et la fin, c'est demain! :)

Demain matin , vous pourrez découvrir l fin de ma fan-fiction. Mais l'histoire sera t'elle vraiment terminée? Pour cet été en tout cas ;)

postée le 01-09-2012 13:55
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[Fan-Fiction] Chapitre XXV: Ultime combat

Une bonne minute passa avant que je ne me décide enfin à l'appréhender. Malheureusement l'instant choisi fut aussi celui du traître pour se lever et se retrouver face à moi. La surprise de me découvrir juste derrière lui, fut au moins aussi grande que le cri de rage que je poussai en me ruant sur lui. Il n'en fallait pas moins pour lui signifier que je n'avais rien raté de sa conversation avec le chef rebelle. Le choc passé une lueur glaciale se lu sur ses traits, il porta aussitôt sa main à la poche intérieure de sa veste d'où il dégaina une vibrolame. J'esquivai sur son extérieur juste à temps pour éviter un coup mortel au foie ; de la main gauche parai son attaque et de la main droite lui expédiai de toute ma force la bouteille de champagne dans la mâchoire.

Sous le coup, Boreli tituba et perdit son arme quelque part derrière un meuble. Il se redressa pourtant immédiatement la bouche en sang, les yeux pleins de bestialité. Je rétablis alors mon équilibre en jaugeant d'un regard mon adversaire. Non, mon ennemi.

Un coup pareil aurait dû assommer n'importe qui, cependant Boreli bien que légèrement sonné, se montrait toujours étonnamment combatif et déterminé . J'entrepris d'adopter une position de garde stable au milieu des éclats de verre qui jonchaient maintenant le sol. Je repassai à l'attaque. Je lui expédiai un coup de pied circulaire qu'il évita. Je tentai alors une feinte de crochet du gauche puis visai son menton d'un direct du droit. A mon grand damne, non seulement il ne mordit pas à l'hameçon et me bloqua le second coup de poing, mais il profita en plus de mon élan pour me courber vers l'avant. Mon bras maintenant bloqué dans le dos je comprenais ce qui m'attendais : Boreli était sur le point de me déboiter l'épaule. Si je tentais de me dégager il n'hésiterai pas à abandonner son étreinte pour choisir de plutôt me briser la nuque que je lui exposais. D'un autre côté si je ne me libérais pas de son étreinte, je serai mis hors de combat. Ce qui reviendrait au même...
Ce type ne se bat pas comme un pilote sortant d'un stage de survie en milieu hostile, pensai-je. Il ne se contente pas de frapper au visage ou dans le bat ventre. Il a subi un tout autre entraînement.

Cette réflexion me fit songer que son bat ventre était justement vulnérable alors qu'il tentait de me passer la clé de bras. De mon bras gauche libre je percutai alors de toute mes forces.

Il poussa un cri de douleur et il recula. Retrouvant ma liberté d'action j'entrepris alors un nouveau coup de pied circulaire du gauche en direction de l'artère carotide. De quoi le mettre KO ; Malheureusement, encore une fois il vit le coup venir et l'esquiva. J’eus à peine le temps de reposer le pied qu'il contre-attaquait déjà en balayage à l'intérieur de ma jambe. Déséquilibré, mes deux genoux s'affaissèrent violemment sur le sol dans un bruit sourd. Je gémit de douleur pendant qu'il passait derrière moi pour m'étrangler des deux bras. De son avant-bras droit il m'étrangla pendant pendant que sa main gauche me maintenait le haut du crâne en un double étranglement respiratoire et sanguin. Des tâches noires ne tardèrent pas à envahir mon champ de vision.
Il n'a pas pu apprendre ce genre de prise à l'académie militaire impériale. Seuls des experts en infiltrations auraient pu lui enseigner cette forme de combat. Des experts comme...comme.. les Bothans ?!

- Enfoiré de traitre, gémis-je avec le dernier souffle qui me restait dans les poumons. Vous n'êtes pas un simple renégat, mais un espion formé par les Bothans !!

Dans un ultime geste de désespoir avant de risquer de perdre connaissance je levai mes bras en arrière et de toutes mes forces mes mains vinrent claquer rapidement contre ses oreilles dans un bruit sourd. En conséquence, un jet écarlate vint tremper mes paumes de chaque côté de sa tête la seconde suivante. Les tympans éclatés, il cria de douleur et je le sentis relâcher un peu son étreinte.

L'afflux du sang irriguant à nouveau mon cerveau je pu reprendre mes esprits. Dès que je sentis mes forces me revenir, mes mains se glissèrent plus loin derrière jusqu'à ce que je sente le contact de ses cervicales. Je les saisis sèchement et les tirai vers l'avant en projection.

Boreli décrivit un soleil par dessus moi pour venir s'écraser à plat dos contre le sol jonché d'éclats de la bouteille de champagne. Si les plus petits ne firent que lui entailler profondément la peau, les plus conséquents perforèrent des organes vitaux. Une marre rougeâtre commença à se répandre sur le sol de la cabine. Le combat avait pris fin.
Penché par dessus, lui je lisais dans ses yeux que la vie le quittait rapidement. Il souris étrangement.

- Tu te bats aussi comme eux. Qui es-tu? , m'interrogea t-il.

- Je suis un stormtrooper de l'armée impériale, crachai-je, en terminant de reprendre mon souffle.

- Tu mens, il n'y a que peu de personnes qui maitrisent aussi bien le corps à corps Teräs Käsi. Et ça ne sont pas les espions bothans qui te l'ont enseigné.

- Peu importe aboyai-je ! Je sers l'empereur et vous le terrorisme. Dites moi ce que vous complotiez et qu'avez-vous fait de mon arme de service ?

Il eut un mauvais rire,

- ça n'a plus d'importance désormais, je n'ai plus beaucoup de temps à vivre. Toi non plus, mais tu ne le sais pas encore.

- Comment ça ?

- Tu viens d'assassiner un officier impérial. Que crois tu que mon « ami » le Général Crylan en pensera ? Il te fera fusiller, croyant que c'était toi l'agent rebelle infiltré ! Belle ironie du sort n'est-ce pas...

Sa voix se tut dans un rictus. Mon plaisir d'avoir survécu fut de courte durée. Je craignais qu'il n'ait raison. Il avait réussi à duper tout un bâtiment de guerre, du mécanicien jusqu'à l'amiral. Personne ne me croirait !! A sa dernière expiration je venais de devenir l'ennemi à abattre par tous les camps !

postée le 01-09-2012 13:39
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[Fan-Fiction] Chapitre XXIV: Trahison

« Pas possible!! » s'exclama la brute épaisse qui me barrait le passage devant le quartier des officiers.

C'était un marine de 2 mètres de haut portant le grade de sergent. J'avais crains pendant un instant qu'il ne refuse de me laisser pénétrer dans la zone réservée au quartier des officiers. Mais son regard fixe sur ma bouteille, faisant des yeux ronds comme des soucoupes ne laissait aucun doute...

- Vous voulez offrir au capitaine Boreli une bouteille de champagne Alderaanien !! ça doit bien coûter plusieurs mois de salaires!

- Heu.. oui. Il faut bien fêter l'évènement, n'est-ce pas ? Improvisai-je. Ça n'est pas tous les jours que l'on descend de la vermine rebelle.

Le marine à l'uniforme noir grommela.

- Si on nous avait envoyé en bas à la place des stormtroopers, NOUS les marines, ça serait l'escadron de Boreli qui serait en train de nous payer à boire à l'heure qu'il est ! Et l'essentiel des convois rebelles ne nous aurait pas échappé.

Il me fit signe de passer en activant une autorisation temporaire sur ma barrette d'identification. Le toisant du regard, je choisis néanmoins de ne pas répondre à sa remarque désobligeante sur les stormtroopers. Inutile de prendre la mouche, cet imbécile ignorait avec quel courage et quel mérite nous nous étions battus en bas. Lui, il n'était qu'un de ces piquet en uniforme d’apparat, tout juste bons à prendre des tours de garde. J'étais passé dans la zone réservé aux quartiers de officiers et c'est tout ce que je désirais.

Je fis quelques pas, juste avant que le sergent ne m'interpelle une ultime fois.

- Au fait, les couloirs sont encore branchés sur l'éclairage de secours. Les réparations devraient être terminées demain matin. D'ici là regardez où vous marchez, trooper.

- Merci Sergent,


M'éloignant du poste de garde, je pu noter que le sergent disait vrai. Le secteur officier, bien que luxueux, était lui aussi en réparation . Des signes de dégâts apparents témoignaient que l'endroit n'avait pas non plus été épargné par ces mystérieux incidents. Mais qu'avait-il bien pu se passer à bord du destroyer pendant l'assaut planétaire?
Dans le dédale je parvins finalement à identifier la cabine du capitaine Boreli.
J'appuyai sur l'interphone mais aucun crachotement ne se produisit. Je compris rapidement pourquoi : la porte était elle même en panne. Elle laissait filtrer un léger courant d'air par un entrebâillement. Elle n'était pas complètement fermée et par l'entrebâillement de quelques centimètres me parvenaient les bribes d'une lointaine conversation.
Boreli devait recevoir du monde pour célébrer la mise à jour de son tableau de chasse. Je semblais donc arriver à point nommé. Avec de la chance il serait de bonne humeur et accepterait de ne pas ébruiter l'échange fortuit de nos armes à mes supérieurs. Coulissant manuellement la porte d'entrée de la cabine, je m'y glissai avec précaution et la refermai du mieux possible.
Depuis le vestibule où je me trouvais, je pu mieux entendre la conversation entre Boreli et un homme plus âgé à la voix caverneuse. Soucieux de ne pas braquer Boreli et son invité par une arrivée intempestive, je m'apprêtai à m'éclaircir la gorge en rentrant dans la salle de séjour.

A peine avais-je fait un pas dans la pièce que je dû je m'arrêter net en découvrant Boreli assis de dos, faisant face à l'hologramme d'un homme d'une soixantaine d'année, chauve mais à la la barbe blanche fournie et dont le regard pétillait de charisme. Ainsi Boreli était en vision conférence holonet avec un membre de sa famille.
Je choisis de rester silencieux et d'attendre poliment la fin de la communication. Je restais donc en retrait en veillant bien de ne pas apparaître dans le champs de l'holoprojecteur et de ne pas faire sursauter le capitaine qui ne m'avait visiblement pas entendu arriver.

- " ... Il n'empêche que j'aurai préféré ne pas avoir à abattre ces pilotes. Cracha Boreli au vieil homme. D'un autre côté je crois que c'était nécessaire pour préserver ma couverture. J'aurai éveillé les soupçons si j'avais délibérément manqué trop de cibles, n'est-ce pas ?"

- Nous vous devons la vie mon ami. Les quelques pertes subies aujourd'hui par notre rebellion sont insignifiantes. Si vous ne nous aviez pas prévenu de l'arrivée des troupes impériales, nous serions tous morts à l'heure qu'il est. Ou pire encore : dans les geôles des vassaux de l'empereur, à avouer sous la torture l'emplacement de toutes nos bases. Vous étiez forcé de protéger votre couverture, et si ces braves pilotes d'Y-Wing de queue n'étaient pas tombés sous vos tirs, ils le seraient sous ceux des autres pilotes impériaux qui vous suiveaient. En se portant volontaire pour escorter nos convois d'évacuation, ces jeunes rebelles savaient à quoi s'en tenir ! Croyez-moi, leurs familles comprendront. Il n'est pas utile d'avoir des remords. Vous avez dû sacrifier quelques rebelles pour en sauver de nombreux autres. Aujourd'hui vous avez préservé l'avenir de la rebellion à un point que vous n'imaginez même pas. Vous êtes un héros de la trempe de Skywalker !

- Je n'ai fait que mon devoir clâma finalement le capitaine au vieil homme, après une courte pause. J'ai pris les dispositions pour vous avertir dès que j'ai su que ce destroyer était à vos trousses. Une chance que vous ayez pu fuir à temps ! Si ce navire n'avait pas été détaché de sa flotte principale, cela n'aurait pas été un destroyer, mais toute le flotte de Vador qui vous aurait surpris. Croyez-moi.

Le vieil homme hocha la tête. Puis leva un index .

- Vous avez pris de très gros risques Ornesko. Il est temps de repasser de notre côté au plus vite . Les impériaux vont commencer à se douter de quelque chose désormais. Vous être trop impliqué. Votre aide a été précieuse pour l'alliance et vous avez largement fait votre part. Laissez-nous vous extrader par un de nos agents.

- Ne vous en faites pas pour moi monsieur, j'ai pris soin de ne rien laisser qui puisse permettre aux impériaux de faire le lien entre mon intervention et l'échec de leur assaut sur Oron III. On ne me démasquera pas. Je vous rejoindrai dès que possible, vous avez ma parole. En attendant, il me reste encore quelques détails à régler ici. Donnez-moi juste un peu de temps, je vous promets que vous ne le regretterez-pas !

Le vieil homme sembla considérer un instant la requête avec agacement. Il finit pourtant par acquiescer.

-Très bien Ornesko. Continuez. Mais soyez très prudent ! Au fait, êtes vous certains que ce canal de communication sois toujours sûr ?

- Je vous le garantie. On peut faire confiance aux botans , l'assura le capitaine en saluant son interlocuteur.

Puis Ornesko coupa la communication et resta perdu dans ses pensées pendant un court moment devant l'appareil éteint.

Ces secondes qui s'écoulèrent eurent sur moi l'effet une éternité en enfer. Je venais de surprendre un renégat passé à la rébellion, traqué par tous les services secrets et toutes les armées impériales et j'étais enfermé avec lui. Seul.

Le plus déstabilisant était qu'il était qu'il était très estimé de tous. Il était vu en officier modèle, un pilote d'exception, une véritable icône pour l'équipage... et c'était surtout ami proche du second !!

J'observais cette scène d'un traitre méditant son forfait avec un certains dégoût mêlé de stupeur. Il se tenait à quelques mètres à peine, à échafauder quelques infâmes plans contre ses propres frères d'armes ! Au dégoût succéda rapidement un sentiment de colère. Comment ce traître pouvait il avoir une once de remords pour la mort de quelques pilotes rebelles alors qu'il avait pour sa part contribué au massacre de mes frères d'armes? Ses camarades à lui aussi! Des militaires qui obéissaient à la chaîne de commandement avec dévouement ! Je revis défiler devant mes yeux les visages de mes frères troopers. Du pilote de notre barge, de Jo, et de Mikhail...
Les mois d'entraînement partagé avec eux emplis de joies et de souffrances qui avaient finalement conduites au récent spectacle de leurs armures sanguinolentes au fond d'un bunker maudit.
Crispé par la haine je caressai le désir de me jeter sur lui et lui fracasser le crâne avec la bouteille de champagne alderaanienne que je tenais toujours dans les mains. Mais cela aurait été trop rapide, trop facile. Il devait plutôt être démasqué puis jugé devant tous. [i]Oui c'est ça, je dois l'arrêter ! [/i]

postée le 31-08-2012 19:14
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[Fan-Fiction] Chapitre XXIII: Le temps des questions


Ce soir là je savourai un délicieux moment de détente. Après avoir dansé en charmante compagnie et nous être restaurés copieusement, nous nous quittâmes tous heureux d'avoir passé une si agréable soirée en ces temps tourmentés de guerre civile intergalactique.
Comme je vis que Speedy et Angela souhaitaient poursuivre la soirée en intimité, j'offris de leur laisser notre cabine pour la nuit. De toute manière mon cycle de sommeil était perturbé par mon séjour en bocal, je n'avais pas vraiment sommeil. De plus, il fallait quelqu'un pour raccompagner Zaccari. qui tenait à peine debout. Il n'avait clairement pas l'habitude de boire autant. Speedy accepta ma proposition en m'offrant le reste de sa bouteille.

C'est donc en titubant moi-même que j'aidais Zac à regagner sa cabine en tâchant d'éviter les patrouilles de sécurité de marines dont la fonction auxilliaire était aussi d'assurer l'ordre et la police militaire à bord. Dans le turbo ascenseur, Zac sortit d'une de ses poches une petite datacarte qu'il me tendit. Y était inscrit un numéro de comlink.


- C'est celui de Vlizy, me fit-il avec un large sourire. Elle était déçu que tu ne l'ai pas demandé après avoir dansé avec elle toute la soirée. Moi j'ai eu celui de Nella, et j'ai même eu un rendez-vous! On dirait que tout le monde a trouvé l'âme soeur ce soir.

Je la saisi avec nonchalance et me forçai à le remercier. Je devais manquer de conviction car sa bonne humeur se mua instantanément en inquiétude.

- Quoi, Vlizy ne te plaît pas, c'est ça? C'est un canon !

- Je suis un trooper Zac, les trooper n'ont pas le temps pour ces choses-là.

- Oui bien sûr railla t-il incrédule. J'aimerai quand même te faire remarquer que tu viens de laisser ta cabine à Speedy en charmante compagnie.

Peu ravi d'être pris en porte à faux, je fini par céder en croisant mentalement les doigts. Pourvu qu'il soit assez ivre pour ne pas se rappeller de cette conversation demain.

- D'accord, je ne vais pas le nier je suis comme tout le monde ici. La solitude me pèse et la chaleur d'une relation me manque. Cependant vois-tu, j'ai eu une histoire sérieuse il y a 2 ans et... ça ne s'est pas très bien terminé.

- Explique-toi, Dack.

- Si tu veux tout savoir c'est à la suite d'une douloureuse séparation que je me suis engagé dans les stormtroopers. Depuis, je suis un peu refroidi sur le plan sentimental.

- Ah ça n'est pas le cas de Speedy! s'esclaffa le jeune ingénieur. Ils n'aura fallu que quelques jours à ces tourtereaux pour se tomber dans les bras. Et est-ce que la fameux stormtrooper que tu es croit que ça va durer entre eux?

- Ecoute petit, si je savais répondre à ce genre de question je serai conseiller conjugual, pas dans les troupes de choc, soupirai-je. Ce que je peux déjà affirmer, c'est qu'être militaire et marié devient difficile de nos jours, encore plus pour un stormtrooper. C'est pour ça que qu'à bord de vaisseaux de guerre, quand ça arrive il n'y a souvent que des aventures sans lendemain. Parce que malgré tout, chacun sait qu'il peut être mort le lendemain. Et tout le monde s'en satisfait, surtout la hiérarchie qui préfère du personnel sans attache, concluais-je en sentant le turbo ascenscenseur ralentir.

Alors que les portes du turboascenseur s'ouvraient pour nous faire déboucher dans le couloir menant à sa cabine, je fut surpris de nous voir plongés dans la pénombre. Seul le maigre éclairage de secours fonctionnait et nous permit de trouver la cabine de Zacc. Quand je lui demandai pourquoi il faisait si sombre dans cette section du vaisseau il me répondit que le destroyer était en réparation suite à des « incidents » intervenus le jour de la mission sur Oron III, sans plus me donner de détails. Mais réalisant que l'alcool lui faisait aborder un sujet qui relevait de la fameuse commission d'enquête, il choisit d'en rester là sur le sujet. Je l'allongeai, lui retirai ses bottes puis je quittai sa cabine. Je l'entendis ronfler dans sa couchette avant même que la porte automatique de sa cabine ne se referme derrière moi.

Je demeurai seul dans l'obscurité du couloir du quartiers réservés aux techniciens, toujours Ma bouteille aleraanienne dans la main. Je me surpris à éprouver une soudaine lassitude. Je bu une gorgée en m'adossant contre une cloison pour réfléchir.
Tout avait été si vite depuis ma sortie de l'académie militaire de Carida. L'entraînement de trooper à peine terminé, j'avais été muté avec mes amis bleusailles dans un des deux régiments régiment affecté au Revanche. Le temps de poser les valise, de prendre mes marques et nous avions déjà été envoyés au feu sur Oron III . Je revis mentalement les images de l'assaut où la plupart de mes amis du peloton avaient trouvé la mort. Les autres, eux, venaient de partir en mission peu après. Expédiés loin, très loin de Jo et de Speedy, et... de moi. Je ne les reverrai sans doute jamais, cette famille qui m'avait adoptée. Je revoyais les visages de mes frères d'armes défiler devant mes yeux. Je savais qu'ils n'étaient n'étaient pas tous jeunes, car on pouvait s'engager à n'importe quel âge dans l'armée impériale, mais ça ne justifiait pas que la perte de certains soient plus supportable que d'autres. Mais de la bouche de Mikaïl avant qu'il ne meure, j'avais appris depuis peu qu'une partie d'entre eux avaient quelque chose à perdre, Et pire, d'autres n'avaient même jamais été volontaires pour intégrer les storms. C'était un bouversement dans mes convictions. Je n'y avais jamais réfléchi avant, trop persuadé par mes propres raisons légitimes de me battre sous la bannière de l 'empereur. Quelles autres vérités se cachaient sous le plastoïde et le duracier de l'armée, voir de l'Empire lui-même?

J'avais appris une d'entre elles avec douleurs me rappellai-je: que la toute puissance de l'empire pouvait parfois fléchir contre le fanatisme d'une poignée de rebelles. Avaient-ils seulement raison de croire en leur chance de vaincre le régime impérial ? Avant je ne l'aurai même pas envisagé tant cela paraissait invraissemblable. Maintenant, je savais que la guerre aller durer et que le conflit s'étendrait à d'autre systèmes si l'Empire ne les écrasait pas au plus vite. Dommage que nous les soldats, soyons entre le marteau et l'enclume.

L'éclairage de secours qui faisait baigner le couloir des quartiers des équipes de maintenance d'une douce lumière orangée attira mon regard. Pourquoi donc cet assaut élémentaire sur l'avant poste rebelle avait-il faillit capoter à ce point en causant la mort de nombreux stormtroopers ? Nos renseignements sur leurs défenses étaient t-ils bons? Pourquoi nos ordres avaient-ils subitement changés lors du largage? Pourquoi n'avions nous pas eu de soutien de l'artillerie navale ou du tout nouveau détachement de bombardier TIE? Comment les rebelles savaient-ils que nous arrivions? Et quels étaient à présent ces « incidents » à bord qui ont conduit à la création d'une commission d'enquête? Je pouvais passer la nuit à me poser encore de nombreuses questions. Il y avait quelque chose que les officiers supérieurs ne nous disaient pas et je commençais à croire que les espions rebelles bothans étaient mêlés à tout ça, comme jamais quiconque ne l'aurait imaginé.

Perdu dans mon introspection je réalisai que demain, je serai sans doute convoqué devant la commission d'enquête ou à l'Etat-Major, pour faire un rapport de vive voix et répondre à leurs question sur l'opération de Oron III. J 'espérai également que les données volées aux rebelles auront été rendues exploitables par nos services. Quoiqu'il en soit, je serai amené à me présenter avec mon arme de service alors mieux valait la retrouver au plus vite.

Je me remis en route vers le turboascenseur. En l'appellant je fut gêné par la présence de la bouteille dans ma main. Je jurai entre mes dents: les marines de la sécurité traquaient déjà la moindre attitude rebelle suspecte, pas besoin de passer en plus pour un ivrogne errant avec sa bouteille, fut-elle une valeur inestimable. Ils ne me laisseraient jamais passer avec ça.

Soudainement, une idée surgit alors de mon esprit reposé par 3 jours de coma dans un bassin de bacta. Finalement cette bouteille n'était pas seulement précieuse par son contenu...



postée le 30-08-2012 21:37
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Chapitre XXII: rencontres amicales

En arrivant au mess des sous-officiers, je constatai qu'il était presque vide. Nous fumes accueillis à une table par 4 personnes. 1 jeune homme et 3 femmes. Speedy semblait très bien les connaître puisque il entreprit de me les présenter sous leur vrais noms. D'un coup d'oeil discret je veillai qu'aucun gradé assis à proximité n'avait relevé la liberté qu'il avait prise de ne pas nous nommer par nos matricules. En nous asseyant, il m'expliqua très vite qu'il avait rencontré ce beau monde ces derniers jours dans une salle d'attente menant devant la commission. Ils avaient fini par passer beaucoup de temps ensemble pendant les longues heures d'interrogatoire. Je notai d'ailleurs aussitôt de sa part un clin d'oeil entendu à la dernière femme. Cette jolie blonde, affectée aux communications, vu son écusson, s'était discrètement rapprochée de lui et lui caressait la main avec une affection toute particulière qui ne me laissait aucun doute sur la nature de leur relation. A la voix de la femme, je cru reconnaître l'opératrice radio qui avait répondu à mon appel improvisé après le crash de la barge sur Oron III. Sacrée Speedy, il n'avait pas perdu son temps durant ces 3 jours.

-Dack, je te présente le jeune chef-ingénieur Zaccari Yrus me dit-il en désignant le gamin assis à la gauche de la table circulaire. Il travaille à la maintenance du générateur central du vaisseau.

Le jeune homme me tendit la main un grand sourire aux lèvres. Je la pris chaleureusement mais je ne pu m'empêcher d'observer qu'il me paraissait bien jeune pour un ingénieur de bord, encore plus pour un chef-ingénieur.

- Quel âge avez-vous Zacc?

-17 ans Trooper Dakota Reynolds. Je suis sorti major de ma promotion il y a 4 mois et on m'a muté ici pour tester mes compétences. J'imagine que vous aussi vous me trouvez jeune, mais rassurez-vous j'ai fais mes preuves, et je m'entends très bien avec ma petite équipe de maintenance.

- J'en suis certain répondis-je, stupéfait de la maturité qu'affichait le jeune homme. Je vois que mon camarade vous a parlé de moi. je vous en prie, mes amis m'appellent « Dack ».

- Voici Nella Sun lança ensuite Speedy en me désignant la première femme, assise à droite de Zacc. Elle est medic à l'infirmerie principale.

- Enchanté lui fis-je en souriant à cette femme aux yeux légèrement bridés, à la chevelure fine aux fascinants reflets rouges.

- Il paraît que vous avez été blessé sur le terrain se désola t-elle. Si vous le désirez, je serai ravi de vous apporter des soins supplémentaires, Dack.

Je déclinai poliment l'invitation tout en me mordant la langue en pensant à la proposition lourde de sous-entendus. C'est là que je compris que c'était Speedy qui avait improvisé pour moi la rencontre au mess avec ses amis. Speedy allait me présenter la personne suivante, mais celle-ci le devança. Elle avait la peau foncée, de ravissants grands yeux noirs et des lèvres sensuelles.

- Vlizy Sullivan. Je travaille au secrétariat de l'Amiral. Je suis son assistante personnelle, déclara t-elle sur un ton à demi autoritaire.

-Oh je vois, vous êtes celle qui apporte le café plaisantai-je.

Elle sourit à la boutade. Elle se détendit.

- En fait, je suis plutôt celle qui rédige les ordres de mise à pied des soldats désobéissants, dit elle sur le ton de l'humour avec un clin d'oeil.

Cette femme avait du répondant, j'aimais ça. En admirant les deux femmes qu'il venait de me présenter, je me dis que Speedy connaissait mieux mes goûts en matière de femmes que moi-même. Me voyant sans doute rougir. Speedy s'empressa de présenter sa nouvelle petite amie.

- Et j'ai gardé le meilleur pour la fin. Dack, je te présente l'enseigne Angela Wilson, opérateur radio sur la passerelle. Rien de moins.

Je saluai amicalement la femme à l'écusson que j'avais pu identifier plus tôt. J'étais heureux de côtoyer quelqu'un qui avait le prestige de travailler sur la passerelle d'un destroyer stellaire. Je frissonnai pourtant au contact de sa main. Elle avait les mains douces et tièdes. Une sensation agréable bien différente de la rigidité froide d'une crosse de blaster, seule compagne qui partageait ma vie depuis quelques années.

- Alors Dack, je suppose que c'est vous que je dois remercier d'avoir sauver mon chéri? Déclara t-elle en reserrant son étreinte sur Speedy.

Je jetais un regard furieux à mon frère d'arme; Gêné il fit mine de regarder ses pied.

- Tu as parlé de la mission à des personnes extérieures à l'opération et c'est moi qui dois m'inquiéter pour mes fesses devant la commission d'enquête? Cette opération était classée Secret-Défense Speedy! grondai-je sur le ton du reproche en sachant qu'il m'en voudrait plus tard pour avoir assené ces remontrances en public.

Il allait bredouiller une excuse mais sa charmante compagne lui posa son index sur les lèvres.

- Rassurez-vous, il a gardé les détails pour la commission. Il nous a juste raconté que vous l'aviez protégé au péril de votre vie dans une fusillade.

- C'est la vérité, assura le jeune Zacc, avec des yeux emplis d'admiration.

Constatant que je retrouvais ces mêmes yeux admiratifs parmi l'auditoire, je me relaxai.

- Ce n'est pas tant le fait de divulguer informations militaires confidentielles que je lui reproche, c'est juste que Speedy a toujours tendance à en faire des tonnes dans ses récits! Je ne veux pas avoir à expliquer demain à la commission comment j'ai détruit une base rebelle avec mes super pouvoirs de héros, plaisantai-je.

- Dans ce cas vous ne serez pas le seul héros à voir le récit de ses exploits transformé et amplifié. J'ai entendu que l'escadron Black de Tie-Fighter du Capitaine Borelli avait rattrapé et détruit une escorte de chasseurs Y-wing rebelles qui tentait de fuir le système peu après votre mission ajouta Vlizy. Lui-même en a descendu plusieurs. Ses pilotes ont raconté partout que la bataille avait été « épique ».

- En tout ca, ça, c'est ce qui est écrit dans leur rapport de vol, pouffa un Zacc dubitatif. Les pilotes de chasse et les Blacks tout particulièrement sont toujours prêts à se la raconter. Ce sont des gros machos. Les Y-wings ont beau être des chasseurs robustes, ils ne sont pas très manoeuvrables et font des proies faciles pour nos chasseurs TIE.. Ce qu'ils ont détruits n'était sûrement l'arrière garde de la petite flotte rebelle qui nous a échappé. Speedy, c'est toi qui leur à donné des cours d'embellissement de compte-rendu de mission ou quoi ?

La table rit de bon coeur. Et l'atmosphère se réchauffa un peu. Puis un droïd-serveur apporta une bouteille d'alcool dorée que Speedy avait commandée. Je n'en cru pas mes yeux quand je reconnu l'étiquette. Je cru d'abord à une erreur, le droïd avait pu se tromper de table, même si c'était improbable. Mais je vis Speedy s'en saisir avec satisfaction. Je voulu l'en dissuader. Cette bouteille de champagne Alderaanien coûtait bien 6 mois de solde!

-Speedy ce n'est pas nécessaire, on peut boire autre chose.

Pour toute réponse il se contenta de m'en servir une bonne rasde en prenant garde de ne pas égarer une goutte du précieux liquide. C'est là que je me rappellai que mon ami était natif d'Alderaan. Une planète détruite par une collision d'astéroïdes quelques temps avant l'escarmouche de Yavin où le Moff Tarkin avait été tué par une flotte de pirates rebelles.

- C'est justement parce qu'il ne reste plus beaucoup de ces bouteilles dans l'univers que je veux boire celle-là avec toi, Dack. Elles ont certes beaucoup de valeurs sur le marché noir, et une certaine valeur affective, mais pas autant que notre amitié. Je veux partager ce qui reste de mon monde avec de valeureux camarades comme toi. Oron 4 était notre baptême du feu, tu t'es bien battu en bas et je ne l'oublierai pas. C'est sous le feu que l'on voit le meilleur comme le pire de l'être humain. Je savais que tu étais un homme courageux, maintenant je sais que tu es un gars sur qui compter.

Plein d'humilité j'acceptais le verre.

- Merci mon frère. Buvons pour nos camarades défunts, ceux qui sont loin de nous et aussi à la santé de Jo!

- Angela est en train de voir pour nous donner des nouvelles du régiment. Dans quelques jours on devrait savoir comment nos copains du peloton se débrouillent dans leur nouvelle mission. Et pour ce qui est de Jo, nous irons lu rendre visite à l'infirmerie demain, en attendant buvons!


Nous vidâmes d'un trait tous les deux nos verres en silence. Je fermais les yeux quelques secondes en savourant ce délicieux alcool parfumé par des fruits à jamais disparus. Je ne les rouvris que pour voir les mines déconfites du reste des invités dont les verres restaient désespérément vides.

-Et nous Speedy, avons-nous assez de valeurs à tes yeux pour pouvoir goûter à ce champagne? avança poliment Nella.
Ce farceur de Speedy fit mine un instant de les ignorer puis pouffa en remplissant leurs verres à ras bord.

postée le 29-08-2012 14:50
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Chapitre XXI: retrouvailles

HD 5403H !

Perdu parmi le vaste ensemble de coursives de la section des appartements des sous-officiers, je fus interpellé par une voix que je reconnu immédiatement. Dans la masse des gradés de tous bords qui arpentaient dignement les couloirs, mon attention fut attirée par un homme revêtu du même uniforme que le mien. Il accourait guidé par un droïde-souris. Je le rejoignis rapidement en quelques enjambées. Il s’agissait de Speedy. Réalisant que j’étais en terrain « Sous-officier », et par définition entouré de gradés je fis mine d’observer le protocole. M’écartant du passage je me mis au garde à vous.

-Salutations camarade HO4006A !

-Honneur et Gloire, camarade ! Scanda t-il. C'était le fameux cri de guerre des stormtroopers.

Quand il m'eut retrouvé, il montra sa joie de me revoir d'une façon quant à elle très protocolaire en me saisissant saisissant par la taille pour me soulever. Les pieds décollés du sol je me souvint que c’était la taille de mon camarade et notamment la longueur de ses jambes qui lui avaient valu dès la toute première course sportive du régiment, le surnom de « Speedy ».

- Héhé ! lâche moi espèce de cinglé j’ai encore le mal de mer d’avoir flotté tout ce temps dans une cuve à bacta. On nous regarde en plus, les gradés vont nous prendre pour des maboules !

Nous nous congratulames.

- Je sors juste de l’infirmerie des officiers et qu’est-ce que j’apprends? Que mon héros est déjà sorti! Je suis tellement content de te voir sur pied Dack !

J'allais lui demander pourquoi il me qualifiait de « héros» quand je me souvint que la destruction de la tourelle automatique 3 jours plus tôt l'avait impressionné. Le rang de héros était complètement exagéré vu que je n'avais fait que le mettre en garde contre cette menace qu'il ne pouvait prévoir depuis sa position. Cependant il était tellement joyeux de me revoir sur pied que je n'osai pas le contredire.
Me reposant au sol sous les regards plein de reproches de plusieurs sous-officiers y voyant un comportement démonstratif indigne de l'uniforme, il me poussa vers une porte des quartiers des sous-officiers.

- Et voilà bienvenue chez toi! Me chantonna t-il en ouvrant la porte.
Ce que je trouvai derrière la porte me laissa ébahi. Pourtant c'était tout ce qu'il y avait de plus banal: une cabine d'une quinzaine de mètres de long avec 4 couchettes, une table et des commodités communes. Il y avait encore une ambiance collectivité mais au moins, on n'avait moins l'impression d'être parqué comme des bestiaux dans les quartiers de repos du régiment. Je souris en apercevant sur une cloison une holo-affiche de la dernière chanteuse impériale à la mode. Ça faisait du bien d'avoir enfin quelque chose qui se rapprochait d'un petit chez soi.

- Je dois dire que ça change du baraquement! Je peux savoir avec qui je partage cette cabine? Demandai-je en m'asseyant sur une couchette qui n'était apparemment pas encore occupée.

-Bien sûr, avec les derrniers stormtroopers encore à bord du Revanche Impérial: Johanston et moi.

Cette nouvelle me plu. Partager l'intimité d'une cabine avec des inconnus ne s'avéraient pas toujours une agréable expérience de cohabitation à la longue si ça ne collait pas tout de suite. Ici au moins j'avais la chance de demeurer avec des camarades de longues dates qui étaient presque des frères pour moi. Les stormtroopers était un corps dont les membres étaient très proches. On partageait l'intimité, les joies et les souffrances de l'entrainement jusqu'au champs de bataille. Savoir que nous ne serions pas séparés était réconfortant quelque part.
Speedy ne devait pas être étranger à cela, il avait un don pour créer du lien social. Il sympathisait facilement avec l'équipage et devait s'être arrangé pour nous réserver cette cabine. Par son contact facile, il connaissait du monde à bord et avait quelques relations.
Ayant fait un petit tour pour prendre mes marques dans mon nouvel habitat, je lui posai la question qui me brûlait les lèvres.

- Dis moi, je peux certes comprendre que le régiment m'ait démobilisé ici avec Jo vu notre hospitalisation. Mais toi Speedy, pourquoi te laisser avec nous? Tu nous as été affecté comme nounou? Plaisantai-je.

Je vis son expression changer et il siffla entre ses dents.

- C'est un peu ça. Quoique la réalité est moins drôle. Tu n'ignores pas que tout à foiré lors de l'opération sur la planète Oron III, les conséquences ont fait grand bruit en coulisse: le Général croit que les rebelles sont étroitement mêlés au fiasco. L'Etat- Major ignore à quel point, et ils nous garde pour nous interroger tous les trois.

Je secouai la tête, pensif.

- Je pense également qu'il y a eu des fuites. Mais de là à tout mettre sur le dos des rebelles, c'est un peut fort quand même. Si tu veux mon avis, Crylan et quelques-uns de ses idiots d'officiers tacticiens essaient de se retrancher derrière la psychose de la « menace interieure » pour masquer leur propre incompétence. L'échec de l'assaut planétaire est avant tout de leur fait à eux et à l'Amiral!

- Possible, admit Speedy. Mais une chose est sûre: les rebelles savaient que nous venions. Quelque chose ou quelqu'un a trahi notre arrivée surprise. Et c'est ce que tente d'élucider la commission d'enquête.

Je levai un sourcil, surpris.

- Une commission d'enquête?

Oui, tout le gratin des hauts gradés du Revanche expliqua d' un haussement d'épaule mon camarade . Cela fait déjà 3 jours que je défile devant eux avec d'autres personnes pour répondre à leurs questions et je n'en peux plus. Je ne sais pas vraiment sur quoi porte l'enquête, je sais simplement qu'ils interrogent aussi des techniciens, des ingénieurs, des pilotes, des infirmiers, etc. Je n'en sais pas plus. Peut être veulent t-ils aussi punir les responsables de l'accident d'ATAT avec le TIE dans le hangar principal. Ce qui est certain, c'est qu'ils t'interrogeront toi aussi sur ce qui s'est passé sur le terrain. Ils te convoqueront sans doute demain matin, vu que tu es le seul à être ressorti vivant du Bunker.

- C'est faux. Il y avait Hykes! protestai-je

- C'est ce que je leur ai dit dans mon rapport. Hélas, les blindés des régiments de l'armée ont passé les alentours au peigne fin: pas de corps et pas de droïdes assassins non plus !... Ils l'ont définitivement rayé des effectifs. Et c'est pas tout. J'ai dû me plaindre devant cette même commission pour qu'on transforme son statut de « déserteur » en  celui de «  porté disparu ». Tu imagines?

C'était effectivement une honte après ce que le Lieutenant avait fait pour nous. Il n'était pas un déserteur mais un soldat modèle. Et que dire de sa conduite honorable envers moi, son subordonné? Hykes aurait pu choisir de ne prendre que le databloc pour courir plus vite mais il s'était sacrifié pour que je m'en sorte. Cet homme exemplaire avait même eu l'audace d'attirer les droïdes assassins à l'écart de ma position.

- Quelque chose me dit que cette commission est une bombe à retardement, Speedy. D'après ce que tu me racontes, j'en déduis qu'ils se cherchent plus un nom à mettre en pâture à Vador qu'autre chose. C'est plus facile que de trouver les vrais rebelles.

- J'ai peur que tu n'aies raison. Quand les militaires commencent à se lancer dans une chasse aux sorcières ça sent mauvais. Je n'aime pas ça.

- Moi non plus. Restons vigilants Speedy. Il n'est pas question que l'un d'entre-nous serve de bouc émissaire et paye les pots cassés de l'Amiral. Nos camarades ont donné leurs vies pour cette mission par devoir envers l'Empire. Il faut leur faire honneur. L'Empire doit se souvenir de leur sacrifice avec objectivité.

Acquiesçant Speedy arpenta l'espace restreint de la cabine de long en large, pensif, jusqu'à ce que ne lui revienne le sujet premier de notre conversation. Il ouvrit un placard et une penderie murale et les désigna comme les miens. Il y avait fait apporter une nouvelle armure de combat à mes mensuration ainsi que tout le paquetage standard. Il y avait également des uniformes propres. Entre 2 piles de vêtements il sortit le fameux blaster ionique de Boreli. Speedy s'éclaircit la gorge.

- L'armurier avait les yeux ronds comme des soucoupes quand je lui ai rapporté ça. Je croyais que c'était le tiens, vu que tu t'en étais servi contre la tourelle antipersonnel. Il m'a pourtant assuré que ce blaster à ions était la propriété exclusive du capitaine Boreli de l'escadron Black.

Prenant l'arme dans mes mains j'entrepris de lui expliquer alors mes mésaventures liées à l'arme du fameux pilote de chasse que j'avais dû prendre par erreur. Mon ami aurait pu en rire, mais conscient que ce blaster d'entraînement nous avait sauvé la vie au final, il se contenta de l'évaluer du regard.

- Je vois. Alors t'as un gros problème.
J'attendais qu'il me serve son lot de remontrances en me répétant que mes perspectives d'avancement allait battre de l'aile. Je m'apprêtai déjà à devancer ses reproches sur la relation sacrée du soldat avec son arme de guerre mais je vis dans son regard une inquiétude plus prononcée.

- Dack, ton blastech perso n'était pas dans l'armoire des armes légères où il aurait dû se trouver à l'armurie. En fait... il n'est même pas à l'armurerie! Tu vas te présenter demain devant une commission d'enquête sans ton arme de service! Comment vas-tu expliquer ça?

- Un autre gars du 2ème storm a dû le prendre lors du transfert sur le galion j'imagine répondis-je avec nonchalance. Il doit être à des années lumières maintenant.

- Trouve-toi une meilleure excuse mon pote. Les officiers de la commission d'enquête sont sur les dents et au moindre soupçon ils tenteront de t'enfoncer comme ils ont essayé pour Hykes! Je ne plaisante pas, ce ne sont pas des rigolos!

- Moi non plus Speedy! Lachai-je. Au pire je n'aurai qu'à leur raconter que je l'ai perdu dans le bunker. Mais l'explication la plus rationnelle, c'est que Boreli et moi avons simplement interverti nos armes.

- Dans ce cas il faut rendre à Boreli ce qui est à Boreli. Il était de service cet après midi. Il doit avoir terminé sa patrouille à l'heure qu'il est. Je te propose de lui rendre visite tout à l'heure pour vérifier. Les quartiers des officiers sont 2 niveaux en dessous. En attendant il va être 19h standard et c'est l'heure d'aller dîner et de fêter ta sortie de l'infirmerie. Viens Dack, allons faire un tour du côté du mess des sous-officiers. C'est pas encore de la haute gastronomie mais c'est toujours meilleur que la bouillie protéinée qu'on nous servait au baraquement du 2ème storm.

Incertain d'avoir réellement faim je me tâtai discrètement le ventre. Après trois jours passés à flotter dans une cuve, je luttait conte un mal de mer tenace qui avait du mal à se dissiper. Le coma semblait m'avoir aussi déréglé l'horloge biologique car je m'étais cru en début de matinée.

-Bof, grommelai-je, vas-y sans moi. Je suis encore chamboulé par tout ça. Je ne suis pas dans... mon assiette, pouffai-je.

Faisant la sourde oreille, il m'attira dans le couloir.

- Monsieur veut encore jouer le malade hein? Laisse au moins le docteur HO4006A te prescrire quelques sirops miraculeux au bar.
Il me flanqua une vigoureuse claque sur l'épaule, et nous partîmes tous deux dans l'idée de boire quelques verres.

- Ah comme médic tu te débrouilles, ça je te l'accorde.

postée le 23-08-2012 20:51
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Chapitre XX: Solitude

Je savais qu’il y aurait désormais un vide dans le peloton mais je ne m’attendais pas à trouver LE vide.
Arrivé au baraquement de mon régiment de stormtroopers attaché au Revanche Impérial, l’officier de la sécurité m’appris que les deux régiments rattachés au vaisseau avaient été réquisitionnés en urgence pour être envoyé en renfort sur une planète lointaine en vue de mater une révolte conduite par une guérilla rebelle. Un galion de la 3ème Flotte était venu la veille pour les convoyer vers un monde au nom imprononçable. Le reste du peloton, tout le régiment et en fait tous les stormtroopers avaient quittés le navire pour partir se battre à des milliers d’années lumières. Je me retrouvais donc à présent seul et sans aucune affectation. Encore que cela me semblait déjà surprenant, ce qu’il m’apprit ensuite fut encore plus inattendu.

- Navré soldat, vous n’êtes plus autorisé à pénétrer dans ce secteur privé des baraquements sans autorisation spéciale. Simple mesure de sécurité, ordre de l’Amiral.
Je poussai un soupir intérieur, excédé encore une fois par la rigueur de la sécurité à bord et révolté de la stupidité d’intendants trop occupés à exécuter les ordres à la lettre pour se servir de leur tête. Je n’avais pas vraiment le physique d’un espion bothan. Les baraquements devaient maintenant être vides, et il n’y avait rien dans ce qui s’apparentait le plus à une zone de repos pour les soldats qui aurait pu compromettre quelque sécurité que ce soit sinon celle de la machine à café...
Je m’emportai:

- Cela fait des mois que je crèche ici avec mon peloton ! Je passe tous les jours devant vous où un de vos collègue! Laissez-moi au moins récupérer mes effets personnels. Ok, je n’ai plus d’affectation puisque mon régiment est en opération extérieure, mais ça n’est pas une raison pour me couper l’accès. Vous n’allez pas vous aussi céder à la paranoïa des espions et terroristes rebelles à bord n’est-ce pas ? Allez, laissez-moi simplement une couchette, je ne vais pas loger dans une trappe de maintenance alors que tout un baraquement est vide ! Au cas où cela ne se verrait pas, lui dis-je en désignant mon accoutrement carnavalesque d’hôpital, je viens de passer trois jours à flotter dans un tube, j’aimerai regoûter aux joies de la position horizontale si ça n’est pas trop demander !

L’officier de sécurité en uniforme noir de la marine me considèra mes propos avant de m'examiner de la tête au pied. Il esquissa un léger sourire et pianota sur son databloc.

- En effet, je n’avais pas fait attention à votre « uniforme » railla t-il. HD 5403H vous dites ?...Oui. L’intendance semble vous avoir transféré hier au niveau supérieur au quartier sous-officier. On a laissé la consigne de vous demander de bien vouloir récupérer vos effets personnels laissés dans votre casier. Tenez. Il me tendit une barrette cylindrique d’identification, de ceux que de nombreux officiers arboraient sur leur veste dans une poche en dessous de leurs insignes. Voici un pass pour vos nouveaux quartiers et voici une autorisation d’accès d’une heure au dortoir de votre ancien peloton d’appartenance.

Je le saluai et entrai dans le baraquement du régiment. Celui-ci semblait bien désert sans les centaines d’armures blanches à tête de mort pour l’arpenter. Mais le plus choquant c’était décidemment silence pesant. Nul éclat de rire provenant du bar, aucun cris d’encouragements provenant d’un tournoi de bras de fer improvisé dans le mess, pas de musique s'échappant de la salle de repos, pas un clinquement métallique provenant de la salle de musculation. Rien. Seulement le silence. Il n’y avait guère que les droïdes de nettoyage pour donner l’impression d’un semblant de vie. En passant devant la salle des simulateurs de combat, je rencontrai toutefois un technicien de la maintenance sur un simulateur holographique de combat. Il sursauta quand il me vit approcher. Visiblement il révisait plus ses capacités à tirer au blastech d’entrainement que les systèmes eux-mêmes.

- Bonjour trooper me fit-il. Je vois que vous sortez de l’infirmerie, vous êtes du peloton B du 2ème Storm, pas vrai ?
J’haussai les épaules avec nonchalance en m’accoudant à un simulateur de vol.

-On ne peut rien vous cacher. On s’est déjà vu ?

- Pas vraiment. Je vous ai juste observé sur ces simulations holographiques de combat. Il y a quelques temps. Vous êtes un sacré tireur! Vous devriez passez les qualifications scoutrooper, je suis sûr que vous feriez un sacré tireur d’élite.

Il arma le blastech d’entrainement et réactiva le programme de simulation de combat.

- Merci du compliment, on verra ça un de ces jours. Dites-moi tech, est- ce que les casiers de nos défunts camarades ont été vidés ?
Il prit une mine grave, réalisant sans doute que j’étais l’un des derniers survivants du peloton B à présent.

-Oui, il ne reste plus que le votre je crois. Vous pouvez prendre ma vieille sacoche à outils si vous avez besoin d’un sac. C’est celle qui est vide près de la porte. Vous savez, tout le baraquement a déjà été préparé pour le prochain régiment qui sera muté ici dans 3 semaines. On a pas perdu de temps. D’ailleurs je finissais de tester les simulateurs pour que les bleus puissent en profiter quand ils seront là.
Je souris à son propos. Ce brave type était à proprement parler un bleu lui aussi. Il n'avait jamais été au feu, et ce simulateur n'était qu'un jeu video de plus pour lui.

- Je sors juste d’une cuve à bacta, alors j’ai comme l’impression d’avoir raté un épisode. Pourquoi l’Amiral veut-il carrément faire venir un nouveau régiment ? L’opération extérieure du 2ème Storm va durer longtemps ?
Le technicien pointa son blastech vers une autre cible holographique. Il tira et la manqua.

- Et bien… paraît que l’espérance de vie sur la planète en question n’est pas excellente si vous voyez ce que je veux dire. Je pense qu l’amiral a pris les devant en demandant de nouvelles troupes... Il ne s'attend pas à récupérer le votre en entier. Je suis désolé, je me doute que vous connaissez bien ces hommes.

Un nœud se forma dans ma gorge et je dû lutter pour rester maître de mes émotions. Le technicien manqua une deuxième cible.

- N’appuyez sur la détente que quand vous aurez stabilisé le canon et la crosse de votre arme à deux mains. Ensuite pensez à bloquer votre respiration avant de tirer conseillai-je.

- Ah ? Pourtant dans les holofilms, les héros ne tirent que d'une main et en criant comme des damné!
Je tournai les talons en soupirant.

- Ils dégoupillent aussi des grenades avec les dents …

Ben… ce n’est pas possible? hein?!  me lança t-il  alors que je m’éloignais

Sans rien ajouter je ramassai la vieille sacoche utilitaire et pris la direction du dortoir.
Celui-ci était évidemment vide. Les lits superposés, tous faits au carré, attendaient silencieusement l’arrivée d’un nouveau peloton, rattaché lui-même à un régiment fraîchement sorti de l'académie militaire de Carida.
Et dire qu’il y avait encore quelques jours ce lieu fourmillait de mes frères d’armes. Aujourd’hui le peloton était endeuillé et ce qui restait des membres de cette « famille » était dispatché dans des unités différentes. Beaucoup d’amis se feraient tuer lors des prochaines missions et un jour il ne resterait rien ni personne pour raconter l’épopée funeste du peloton B du 2ème régiment de stormtroopers du Revanche Impériale sur la 3ème lune d’Oron. Un autre peloton B allait arriver et l’histoire se répèterait. Les pelotons restent, seuls les matricules des hommes qui l’incarnent changent.

Je me dirigeai vers le seul casier encore demeuré verrouillé. Même celui de Joe, toujours à l'infirmerie, semblait avoir été vidé. D’un doigt sur le module de reconnaissance digitale j’ouvris mon casier. J’en sorti les maigres effets personnels que j’avais. Une trousse de toilette, quelques affaires civiles, un databloc, un comlink et quelques holomagazines qui ne faisaient pas officiellement partis de l’équipement standard du trooper impérial. Je fourrai le tout dans le vieux sac prêté par le mécanicien.
Vérifiant que je n’avais rien oublié ma main s’attarda sur le fond du casier. J’en ressorti un cylindre d’une vingtaine de centimètres : Ma vibrolame. Un souvenir d’un passé lointain, une référence à une autre époque. Une époque heureuse, bien avant mon engagement dans l’armée impérial. Ma main caressa la poignée et de mon pouce j’activais l’arme. En une fraction de seconde le mélange liquide secret contenu dans la poignée sortit de l’extrémité et se figea immédiatement au contact de l’air en une lame solide d’acier trempée d’une longueur de 30 cm. Fermant les yeux je fis quelques moulinets avant d’inspirer profondément. La lame aiguisée fendit l'air dans un sifflement mélodieux. Oui, un passé bien lointain et…révolu. J’éteignis la vibrolame.

Refermant le casier j’ouvris celui où était encore affiché le matricule : QQ5441U. Je n’eu pas à en forcer l’ouverture : puisque ses affaires avaient dû être récupérées sinon jetés, il n’y avait aucune raison qu’il soit verrouillé. Cependant je dus quand même utiliser ma vibrolame avec discrétion pour accéder au compartiment secret niché derrière une plaque métallique au fond. Très astucieux comme cachette. Le contre-espionnage inspectant régulièrement le vaisseau de fond en comble, il n’y avait pas meilleure endroit pour dissimuler le peu d’intimité qui nous restait. Dieu sait ce que j’aurai pu trouver en faisant pareil pour les autres casiers…Après quelques essais je parvins à en extraire un holodisc. C’était tout ce qu’il y avait de plus banal comme disque d’enregistrement. Seule les inscriptions qui y étaient gravées le rendait unique : « à toi Nina, mon amour ». Mikaïl, qu’elle foutu responsabilité m’avais tu confié ? Je me mordis les lèvres, songeur.
S’il y avait bien un inconvénient majeur quand on entrait dans la marine impériale c’était celui de l’éloignement familial. On partait parfois des mois dans d’imposants navires de guerre à l’autre bout de la galaxie, loin de sa planète natale. Pour des raisons de sécurité évidentes il était difficile de contacter ses proches, sauf bien évidemment pendant des escales et sans jamais faire référence à notre emplacement. Dans un sens, je reconnaissais un mérite à Mikaïl d’avoir réussi à nouer une relation sérieuse avec une fille au point de l’avoir épousé. Parce que pour les raisons évoquées précédemment, la fidélité des soldats de la marine comme celle de leurs petites amies d’ailleurs laissait fortement à désirer.
Je fourrai l’holodisc dans ma sacoche. Tu étais tellement fou amoureux que tu voulais épargner à ta moitié le flot de propagande que tu haïssais tant, comme celle que des officiels lui servirait un beau matin sur ta bravoure ? ça se défend et surtout, ça s’honore. Ma foi je t’avais promis qu’elle aurait ce holodisc, et je tiendrai parole. Elle apprendra de ma bouche que tes yeux ne voyaient qu'elle dans leur dernière lumière.

Après avoir pris une douche et enfilé un uniforme propre caractéristique des troopers qui ne sont pas de service, je quittais le vestiaire en ayant pris la précaution de dissimuler l’existence du compartiment secret. Puis je quittai le baraquement avec un ultime salut à l’attention du garde et pris le turbo-ascenceur qui me mènerait sur le pont des sous-officiers.

postée le 22-08-2012 18:59
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ACTE 2, Chapitre XIX: plus tard...

- Trois jours dans un coma artificiel ? J’ai réellement passé trois jours dans la cuve? m’écriai-je, la bouche encore imbibée du miraculeux liquide salvateur.

Je m’étais réveillé il y avait moins d’un quart d’heure, et déjà le médecin-chef, un vieux Général, responsable de la section médical à bord, m’avait convoqué dans son bureau.
La tête dans le coton et vêtu d’un de ces étranges accoutrements d’hôpital je tentais de comprendre le sens de cette révélation pour le moins inattendue. Dès mon entrée j'avais deviné que l’entretien ne se résoudrait pas à une tape dans le dos avec les vœux de bon rétablissement du service médical. Le médecin-chef semblait curieusement embarrassé, lui qui avait pourtant une réputation de professionnel dans toute sa splendeur. Tout cela n’augurait rien de bon. Rien de bon...
Il s’éclaircit la gorge.

- Oui, vous avez le droit d’être surpris 2ème classe. C’est bien naturel.
Il prit une grande inspiration avant de poursuivre:
- D’ordinaire une commotion telle que la votre n’aurait nécessité que quelques heures de soins au bacta suivie d’une rapide intervention de chirurgie plastique pour effacer toute cicatrice visible de cet accident. Quoique, je crois savoir que beaucoup de stormtroopers aiment conserver leurs cicatrices comme trophées…bref. Malheureusement au bout de 6 heures nous avons constaté que le traitement n’avait donné aucun résultat. Pire, votre état semblait se dégrader. Et surtout, nous avons enregistré une activité cérébrale qui n’a rien de comparable à tout ce qu’il l’a été donné d’observer dans des encéphalogrammes à ma connaissance. Fort heureusement nous avons su faire face à temps à cet imprévu.

- Qu’essayez-vous de me dire monsieur ? répondis-je,  en levant un sourcil.

Il sourit avec gêne.

- C’est bien là mon problème : je ne sais pas quoi dire. Vous êtes passé du statut de blessé léger à celui de blessé grave en moins de six heures! Pourtant vous étiez auparavant stable et sous traitement. Nous ne nous l’expliquons pas. Il soupira de soulagement. Enfin, ce qui compte c’est que le second traitement ait fonctionné, vous êtes vivant, c'est l'essentiel. Il faut que vous sachiez que le choc que vous avez-reçu a manqué de vous tuer. Vous êtes un miraculé et vous avez-eu beaucoup de chance d’être protégé par votre casque de combat.

Un nœud douloureux se forma dans ma gorge

- Vais-je avoir des séquelles ?

- Je ne saurais le dire. Certains combattants sont devenus fous ou prétendument extralucides à la suite de tels accidents. Pas mal d’entre eux se sont suicidés d’ailleurs, c’est assez amusant ajouta t-il l'air songeur.

Il dut constater soudainement mon malaise et s'empressa de poursuivre:

-Hum, vous savez, j’ai trouvé dans les archives médicales de l’Empire un cas similaire au votre où un technicien avait subi les même blessures à une région identique du cerveau. Il est resté une semaine dans le coma.

Il alluma un holoprojecteur et la réplique 3D d’un cerveau humain apparu au dessus du bureau. Il désigna une zone colorée en violet.

- Vous voyez ici l'imagerie médicale du fameux patient. Comme pour vous, le choc à comprimé brièvement une partie du crâne en infligeant de légers dommages à l’hémisphère droit. C’est surtout le complexe paléo-mammalien qui a été malmené.

Je me passai la langue sur mes lèvres.

-L’hémisphère droit ; N’est-ce pas la zone où il y a le sens artistique, les émotions, l’intuition, ce genre de choses ?
Le médecin-chef donna un hochement de tête approbateur, étonné de trouver un soldat un peu calé dans ce domaine.

- Entre autres oui, tout à fait. Les émotions et les pulsions sont en fait gérées par le fameux complexe paléo-mammalien. C’est aussi le cas du rythme éveil/sommeil. Si vous rencontrez un jour des conséquences à votre blessure, cela ne pourra être qu’à ces niveaux.

J’inspirai un grand coup. Peu rassuré d’apprendre la présence d’une épée de Damoclès au dessus de … de ma tête justement.

- Et ce patient… le technicien, il s’en est sorti comment ?

- Je ne sais pas admis le médecin- général. Les archives sont incomplètes à son sujet. C’est curieux, d’habitude les archives…
Le bip de son comlink l'interrompit. A sa réponse je compris que c’était la fin de l’entretien. Quand il eut raccroché je me levai.

- Je ne vais pas monopoliser votre précieux temps monsieur, puis-je vous poser une dernière question avant de disposer ?
- Allez-y.
Le souvenir de Jo démembré et agonisant s’imposa à moi.

- Comment va le Caporal YC 5686A ?
Le médecin se raidit.

- 2ème classe, j’ai le regret de vous informer que le Caporal Johanston n’est plus. L'empire l'a décoré décoré hier de la médaille de la croix de la marine impériale en reconnaissance de son dévouement. Une cérémonie bien émouvante. L’Empire a toujours su récompenser dignement ceux qui se sacrifiaient. pour sa cause.

Je dû m’agripper à la chaise pour ne pas fléchir devant l’officier.

- ...Mais je crois savoir qu’un nouveau Sergent-major Johantson se remet de ses blessures en chambre 21 de l’unité médicale n° 3, ajouta-t-il aussitôt, un sourir taquin aux lèvres. Il est encore dans le coma, mais son état s’est stabilisé. Vous pourrez- lui rendre visite d’ici quelques jours conclu-t-il.

Je serrai les dents de soulagement. Il me fallu toute la concentration de la galaxie pour chasser ma soudaine envie d’étriper le médecin sur place et de lui faire citer en Hutt le nom de ses propres organes. Et il avait l’air content de sa farce du quiproquo sur les promotions de terrain en plus …
Je préférai ne pas répondre et me dirigeai vers la porte.

- Saluez pour moi votre confrère, le capitaine Bogden. Si je dois la vie à quelqu’un, c’est bien à lui.
Le médecin parut ne pas comprendre.

- Le capitaine… ?

J’haussai les épaules d’évidence.
- Oui, le capitaine Bogden, du régiment médical. Il a spécialement détourné une canonnière de débarquement pour m’évacuer.
Cette fois il m’examinait comme si il avait mit la main sur un cas clinique.

- Il n’y a aucun capitaine « Bogden » d'un quelconque régiment médical à bord voyons ! Le seul officier de santé à avoir été envoyé en mission durant l’opération était le lieutenant-colonel Moore. Rasseyez vous jeune-homme, vous savez les hallucinations post-combat arrivent fréquemment chez les jeunes recrues. Vous êtes certain de ne pas vouloir rester encore quelques temps en observation ? Nous pourrions vous faire passer des examens complémentaires et…

Je refusai immédiatement d'un geste confus des 2 mains, tout en commandant dans le même temps l’ouverture de la porte par un panneau mural.

- C’est inutile monsieur lui assurai-je avec un grand sourire forcé qui se voulait rassurant. Je me sens en pleine forme je vous remercie. Et puis, je ne suis plus vraiment une "jeune" recrue. J’ai dû simplement mal comprendre son nom.

Sans attendre de réponse je saluai et sorti. En quittant la zone du service médicale des officiers, je regardai plusieurs fois par-dessus mon épaule histoire de vérifier que le médecin général ne tenterait pas de me poursuivre avec une seringue longue comme un bras, mais ce ne fut heureusement pas le cas. J’appelai un turbo ascenseur. J’avais hâte de prendre une douche, de retrouver sur ma peau la sensation rigide d’un uniforme et être entouré des copains du peloton. Même si plus rien ne serait vraiment comme avant au peloton B du 2ème Storm.



postée le 21-08-2012 22:02
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Chapitre XVIII: pourquoi les impériaux détestent tant les droïdes.

Les portes s’ouvrirent en coup de vent et des droïdes se ruèrent immédiatement à l’intérieur de la canonnière. Le contre jour provoqué par la forte luminosité du hangar m’empêcha d’identifier leurs modèles. Prit d’un doute ma main s’empara du pistolaser de Jo qui n’avait pas quitté mon holster. J’allais le pointer sur ces êtres métalliques qui s'engouffraient à bord quand le bras du capitaine Bogden l'intercepta d’une vicieuse clé de poignet.

- Si vous vouliez désintégrer quelques droïdes il fallait le faire en bas dans ce maudit bunker, raillat-il en désarmant le pistolaser. On manque déjà de bons chirurgiens, alors si en plus vous accueillez nos 2-1B avec un blaster c’est le contribuable qui ne va pas être content, ajouta t-il en me le redonnant. Vous êtes sur un destroyer stellaire impérial de classe Victoire. L’endroit le plus sûr à des centaines de parsecs pour un trooper, ressaisissez- vous voyons, Dack.

Je fis la moue en récupérant le pistolaser vidé de sa cartouche à gaz.

-Navré. Un réflexe j’imagine.

Speedy grimaça

- Plutôt la conséquence de ton choc à la tête.

- Ou les premiers signes du syndrome post-combat, avança le capitaine. Parlez-en au médecin-chef. Il se leva. Bien, en ce qui me concerne ma mission n’est pas terminée. Je dois encore apporter ce databloc à l’Etat-major. Nous nous reverrons peut- être à l’infirmerie.

Il nous adressa un salut puis descendit la rampe avant de prendre la direction d’un turbo lift. Pendant que je le regardais disparaître dans les entrailles du vaisseau, un droïde en profita pour m’injecter un sédatif. Grrr qu’y avait-il de plus naturelle qu’un impérial haïssant les droïdes ?...
Les droïdes médicaux nous aidèrent à descendre. Ils placèrent immédiatement Joe dans une nouvelle capsule médicale et on me proposa une civière à répulseurs. Je ne me fis pas prier et m’y etendit de tout mon long.
Délicatement poussé par un droïde j’observais les lumières du hangar défiler lentement au dessus de ma tête. Je me rendis compte ainsi que nous n’étions pas dans le hangar principal mais dans le secondaire. Cela devait cerianement certainement s’expliquer par l'engorgement du principal. Je m'imaginais le débarquement du reste des régiments de l’armée avec leur imposants troupeaux de blindés AT-AT et AT-ST.
Je relevai la tête à la recherche de Speedy pour lui en faire la remarque mais celui-ci était déjà parti en salle de debriefing. Une demi-douzaine d’officiers supérieurs devait l’attendre pour avoir son rapport et poser leurs questions à un survivant de  «  l’héroïque peloton ». Par contre j’aperçu la capsule médicale de Joe s’engouffrer dans un corridor, attendue quant à elle par une demi-douzaine de chirurgiens. Je réalisai bientôt pour ma part que je ne savais pas ce qui m’attendait, moi.

-Eh tas de boulons ! interpellai-je, au droïde qui me poussait.

- Mon matricule est 2-1B W603, monsieur.

- Rien à battre de ton matricule tas de boulon. Explique-moi pourquoi on ne prend pas le même chemin que le caporal Johanston ?

Le droïde sembla réfléchir de longues secondes toujours en poussant la civière anti-gravité. A dire vrai, il devait plutôt être en train de fouiller dans ses fichiers à la recherche d’un caporal Johanston. Je perdis patience et reformulai ma question :

- Pourquoi ne va-t-on pas à l’infirmerie?! Je ne sens peut être plus le bout de mes doigts à cause de ton foutu sédatif mais j’ai toujours la tête qui pisse sang je te signale, lui braillai-je en lui montrant le haut de mon crâne ! Puis mes yeux s’écarquillèrent. T’as un défaut de programmation c’est ça ? Si tu essaies de m’éjecter dans le compacteur à ordures attends-toi à être taillé en pièce, saloperie mécanique! J’ai survécu à tes copains en bas, alors ce n’est pas un foutu droïde déréglé 2-1B machin-chouette qui va venir à bout d’un stormtrooper de l’Empire !!

Le droïde fit mine d’être choqué alors que nous arpentions maintenant les corridors vers une destination improbable.

- Dans le compartiment à déchet ? Grands dieux non ! J'ai pris sur moi la responsabilité de vous mener à l’infirmerie des officiers.

Je fronçais les sourcils.

- Ma foi tu as bien un défaut de programmation quelque part. Où as tu vu des galons sur mon plastron ? Laisse moi descendre tout de suite je veux être pris en charge par un être fait de chair et de sang !

J’essayais de me lever mais une pince métallique m’en dissuada.

- Je regrette que cela ne soit impossible monsieur. Tous les médecins organiques sont mobilisés actuellement à l’infirmerie générale. Il se trouve qu’il y a eu un incident au hangar principal avec un AT-AT et un chasseur TIE. D’après les équipes de secours, il y a de gros dégâts humains et matériels. L'’infirmerie générale est surchargée de patients. C’est pour cette raison que je vous conduis à l’infirmerie réservée aux officiers, nous aurons plus de chance d’y trouver une cuve à bacta disponible. J'espère vous avoir rassuré sur mon état de fonctionnement.

- Mouais... articulai-je, tout ébahi d'apprendre cette catastrophe advenu sur le pont-hangar principal.

- En fait vous devriez même me remercier de mon initiative, et me féliciter pour avoir une intelligence artificielle plus développé que n’importe lequel de mes semblables. Bien sûr je ne doute pas que vous le ferez après vous être excusé de m’avoir ainsi manqué de respect.

J’en restai bouche bée. Je ne sais si c’était de me retrouver aux petits soins du seul droïde médical susceptible de tout le secteur ou bien d’imaginer ces abrutis de l'armée de terre en train de vautrer leur AT-AT et son malheureux équipage de soldats de choc au milieu du hangar. Je fermai les yeux pour ne pas imaginer dans quel état ils en étaient ressortis.
Quelque chose me pinça fortement l’oreille.

- Ouaille !! Eh ça fait mal espèce de grille-pain arrête ça immédiatement!

- Ne nous endormez-pas monsieur. Rappelez-vous que la procédure 22.432 paragraphe C s’appliquant aux rapatriés sanitaires à l’indice de gravité inférieur à 4, prévoit que vous êtes tenus de rédiger votre rapport d’opération sur le terrain à l’Etat-Major, AVANT votre passage dans la cuve à bacta. Il sera ensuite informatiquement transmis à ces autorités pour analyse préliminaire dans le respect de l'article 27Q, en vue de...

Je lui lançai un ultime regard noir. Quand je serai de nouveau sur pied, t’auras le droit à une révision de classe « Dack » à l’atelier grrrrr.

postée le 20-08-2012 19:57
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Chapitre XVII: Retour au bercail

DIx minutes après que le pilote de notre canonnière eut transmis l’information au destroyer, la canonnière traçait ça route à travers l'espace. Par les hublots de la canonnière, nous pûmes apercevoir une nuée de chasseurs TIE poussés à vitesse maximum vers Oron Prime dont Oron III était une lune. L'escadron Black et le capitaine Borelli à leurs tête.
A première vue, l'Amiral était très contrarié: Quasiment tous les escadrons du Revanche avaient été largués à la poursuite des derniers transports rebelles. Le destroyer quant à lui, était toujours en plein débarquement de troupe et était coincé sur place. Il ne pouvait risquer de participer à la poursuite des rebelles sans abandonner des milliers de soldats impériaux sur la planète.

"Cette mission est un fiasco complet! rugit Speedy. Et ce qui me déçoit le plus dans tout ça c’est que, c’était pour nous la toute première !"

Un goût amer dans la bouche, mon mal de crâne et la fatigue qui pesait sur moi ne pouvaient que lui donner raison.

- Il faut souhaiter que non, répondis-je en me voulant pourtant rassurant. Le fichier indique que la base d’Oron Prime est un point de rassemblement pour tous les postes avancés du secteur en cas de menace. Pour que les rebelles se regroupent avant une évacuation de cette envergure, je suppose qu’il leur faut un certains temps pour décamper hors du système. Tout dépend du nombre de postes avancés qu’il y avait dans le coin et de leur envergure. Ça peut aller de quelques heures à plusieurs jours. Alors il est tout à fait possible qu’ils n’aient pas eu le temps de faire passer tous leurs transports en hyperespace quand nos chasseurs arriveront à portée de tir.

Speedy haussa les épaules.

- Je ne comprends pas pourquoi ils ont à évacuer de cette façon. Il n’aurait pas été plus simple pour eux de passer en hyperespace depuis chaque poste avancé avec leurs transports et se retrouver plus tard à un point de rendez-vous ?

Bogden ricana.

- Mais que vos officiers vous apprennent-ils ? Vous ne connaissez vraiment rien de l’ennemi que vous combattez ? Il secoua la tête de lassitude. Comment voulez-vous combattre avec cœur si vous ne comprenez-rien au conflit !

- Bien sûr que nous savons pourquoi nous combattons monsieur, protesta Speedy! L’alliance rebelle est un groupuscule séditieux principalement composés de non-humains qui a lâchement tendu une embuscade au vaisseau amiral du Grand Moff Tarkin à Yavin. Ce sont des meurtriers sans foi ni loi ! Nous combattons pour le venger, et nous traquons les espions rebelles pour que cela ne se reproduise plus. Et je ne parle pas du Bureau de sécurité impérial qui lutte contre les tentatives d’agitations indépendantistes et les attentats terroristes sur les mondes de l’Empire ! Nous nous battons pour maintenir la paix dans les systèmes civilisés.

Bogden rit de plus belle. Desespéré, il leva les bras au ciel avant de reprendre.

- Laissez-moi vous apprendre quelque chose messieurs. La guerre dans laquelle l’Empire est engagée est une guerre unilatérale où le rapport de force est inégal.

- Donc rien à voir avec la guerre des clones par exemple, déduisis-je .

- Tout à fait Dack. Les rebelles n’ont ni armée régulière ni flottes de guerre capable de rivaliser. Enfin pour le moment. C’est pour cela qu’ils sont cantonnés à des attaques éclaires sur des petits postes impériaux, à des escarmouches sur des vaisseaux impériaux mal défendus, ou à des raids sur des convois de ravitaillements, etc. Ils n’ont objectivement pas les moyens de poster un vaisseau d’importance doté d’hyperpropulseur sur chacune de leurs bases disséminées dans la galaxie. Ils évacuent donc le strict nécessaire et le plus transportable, et détruisent le reste. Et puis surtout n’oubliez pas qu’ils sont passé maître dans l’art de se cacher : dissimuler des chasseurs et des cargos légers est aisé, mais un transporteur moyen ça attire plutôt l’attention, vous voyez ? C’est pour ça qu’ils ont des bases plus importantes d’où ils peuvent accoster avec des vaisseaux légers et furtifs pour se rassembler et fuir ensuite avec l’escorte d’un vaisseau plus conséquent doté d'une hyperpropulsion. Le haut-commandement est fortement intéressé par ce type base. Les postes avancés rebelles que nous traquons ne sont qu’un moyen d’y parvenir avec l’espoir que cela soit peut-être leur QG. Qui sait?

- Et cette fameuse base nous a peut être échappé d’un cheveu.

- Si Oron Prime était bien le QG rebelle, alors je n’aimerai pas être à la place de l’Amiral quand il présentera ses excuses au Seigneur Vador.

Sur ces dernières paroles des halos lumineux balayèrent l’habitacle à travers les hublots. La canonnière venait de pénétrer dans le hangar du Revanche Impériale

postée le 19-08-2012 13:58
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